Voyez aussi les art. cxxxvi et cxxxvii du livre III
3. Cette mesure était de cinq palmes ainsi que nous l'apprennent les règlements postérieurs ; l'étalon s'en trouvait au marché S. Angelo où se vendait le poisson, plus tard on le transporta au Capitole. Les conservateurs revendiquaient encore ce droit en 181 7 (Voyez plus loin et MORONI, Dii-, vol. LXiv, p. 57).
Leurs fonctions duraient deux mois à la différence de celles du sénateur qui duraient six mois (art. xxxv, De modo officialium eligendorum).
Sous leurs ordres immédiats se trouvaient un certain nombre de juges et de scribes appointés par le trésor municipal; lorsqu'ils remplaçaient le sénateur, ils avaient en outre douze employés, famuli, dont un officier de police.
Les conservateurs avaient eux-mêmes des surveillants; à côté d'eux était un conseil composé de quatre membres nommés par les buonuomini qui contrôlait leurs actes et qu'ils devaient consulter (art. vu, De conservatoribus Camerœ). Au surplus, ce système de contrôle réciproque est, pour ainsi dire, la base de toute l'organisation municipale ou corporative à Rome.
Les officiers attachés à la Chambre urbaine, c'est-à-dire au trésor, formaient une administration particulière, bien qu'ils fussent, sous certains rapports, dans la dépendance des conservateurs.
Le trésorier était chargé de surveiller les entrées et les sorties du trésor municipal; il devait tenir registre, par ordre de date, seriatim, des mouvements de fonds et soumettre ses comptes aux conservateurs, comme il a été dit. En sortant de charge, il remettait officiellement à son successeur l'encaisse dont il était responsable (art. xiv. De juramento camerarii Urbis),
Défense lui est faite de rien accepter de personne en dehors de son salaire fixé à huit florins par mois, plus cin-quante solidi par jour pour payer son cuisinier et un serviteur (art. XLii, De salario notarii Camerœ Urbis; art. XLiv, Qiiod notarius et scriptores Camerœ sint contenii eorum salariis).
Ce trésorier était aidé d'un secrétaire qui devait inscrire sur deux registres toutes les sommes que recevait ou que
payait le trésorier {Nolarius Camerx ou Notarius major). Au moment de son entrée en fonctions, on lui faisait prêter serment d'exercer sa charge sans défaillance et sans se laisser fléchir par les menaces ou par les prières (art. xvii, De juramento notarii Camerœ Urbis). On n'exigeait pas le même serment de ses collègues. Cela prouve que, de son intégrité dépendait celle des autres magistrats chargés de manier les fonds publics. Défense était faite au secrétaire, sous menace de peines assez sévères, d'emporter chez lui sa comptabilité. Il assistait, avec le secrétaire du sénateur, scrihasenato, aux réunions du conseil privé ^ C'était lui qui touchait les amendes, les droits de douane, les impôts, et qui en remettait le montant soit au trésorier de la Chambre urbaine, soit au trésorier de la douane (art. xviii. De libris et bacchalariis notarii Catnerœ). Son salaire était le même que celui du trésorier. L'un et l'autre étaient astreints à résider au Capitole « nuit et jour » (art. xli. De Camerario UrHs; art. XLiii, Quod officiâtes Camerœ Urbis faciant residentiam
die noctuque in eadem).
Treize notaires ou commis travaillaient sous leurs ordres (art. xxxv, De modo officialium eligendortim).
Malgré le nom qu'ils portaient, l'avocat et le procureur de la Chambre n'étaient pas, ce semble, des agents fiscaux. Leur rôle consistait à empêcher que le sénateur, sous prétexte de juger en appel, ne fit grâce de leur peine à ceux que les juges urbains avaient condamnés; ils étaient tenus de s'opposer à la falsification des registres sur lesquels étaient inscrites les cotes des contribuables et le montant des redevances féodales. En outre, il leur était enjoint de suivre les procès engagés par la Chambre et