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CHAPITRE VII

MODIFICATIONS APPORTÉES AUX STATUTS DE I363 DEPUIS LEUR PROMULGATION JUSaUA LA FIN DU GRAND SCHISME.

La constitution de 1363 ne fut pas plutôt en vigueur que le Saint-Siège d'une part, le peuple de l'autre s'appliquèrent avec une même ardeur à la dénaturer à leur profit.

Dès 1365, les sept réformateurs dont le pape avait obtenu la suppression et qui, comme on l'a vu, n'avaient pas place dans l'organisation municipale telle qu'elle venait d'être constituée, reparaissent et semblent même avoir supplanté les autres magistrats, car ils confirment seuls les statuts des lainiers (31 mai 1365), mais presque aussitôt on voit un sénateur se substituer à eux (1366), et l'année n'est pas achevée qu'il est à son tour supplanté par les réformateurs-. En 1367, c'est le conseil des vingt-six buo-

I. Ratification des statuts des marchands » SepUm re/ormalons Rei publtcxRomamrum officium sacri senalus exercentes ad bejplacitum d'omini y, pape » (,9 décembre .363). .< .V.,, nfor„u,tores Rei pub^jZ-

)"'".' 56)). Remarquez la suppression du nom du pape. « NosReforma-

statutorum Urbn ad beneplacitum dcmini nostri pape. „ (7 Octorrrr^c? L autome du pape est de nouveau reconnue. Gatti, p 92 Cf SteveI SON, p. 175 ; en ,366, la confirmation est faite parjohannesde Rodio almx Urhs senato, .llustns Qbid., 94). En .568, le pape s'adresse : mZ fiho nob,h vtroSemton et tribus Reformatoribus Urbis. >, MontefiasconelV "iusjumiannosextoiArchiviosegretoVatimno,R,g.2^^ fol 116)

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nuomini qui, de concert avec les sénateurs gouverne la ville ^ Et depuis lors il n'est plus question des réformateurs. En 1368, le pape Urbain V, lors de sa tentative de retour dans la capitale de la catholicité, s'efforça de profiter de cette occasion pour recouvrer, au profit de la papauté, le droit de désigner le sénateur. « Cum Nobis incumbat Urbi de sénat or e qui regat eam personaliter providere » dit-il dans le bref par lequel il investit de la dignité sénatoriale Bertrando Renardi^ L'année suivante, 1369, le personnage désigné pour succéder au sénateur sortant ne pouvant se rendre en temps utile à Rome, le pape charge lui-même les conservateurs d'exercer ses fonctions par intérim'. Cette innovation, contraire aux statuts, faillit devenir la règle. En 1370, nous trouvons les conservateurs « Sénat us officium exercentes ad beneplacitum Dm Nri Papœ ♦. » Et il en est de même les années suivantes (137 1- 13 72), puis en 1375, en 1376, en 1384, en 1385, en 1387, en 1388, en 1391, en 1392, en 1394, et souvent encore par la suite 5. Cette inobservation des statuts se comprend.

On avait mis entre les mains de rudes plébéiens un instrument trop compliqué, trop délicat ; la responsabilité était si divisée, l'autorité répartie entre tant de personnes qu'il était bien visible que, le moment venu d'agir, il ne

1. Bref de nomination à vie de Laurentius de Amadis comme scribe du sénat. «...Coram senatoribus Urbi s et consiïio viginti sex bonorum hominum de Urbe qui tune erant totius populi Romani potes tatem hàbentibus congregato... » (Archiv. Seg. Vat., Reg. 258, fol. 138).

2. Archivio Segreto Vaticano, Reg. 249, foL 96 ; Rom. XVII. Kal. oct. anno sesto. Theiner, t. II, p. 464.

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