‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 86 sur 191 · Theiner, t. III, p · texte numérisé non relu

Theiner, t. III, p

créée, l'institution des Magistri xdificiorum ne répondit pas à son but et dut être réformée. « Cum in presentiarum almœ Urbis in his qui pertinei ad officium vestrum non modica videatur indigere reformatione », est-il dit dans un bref de Calixte III, daté du i6 juin 1455 qui, confirmant et surtout étendant les pouvoirs des Magistri œdijiciorum, les charge, non plus seulement de veiller à la viabilité et à la propreté des voies ainsi qu'à la préservation des monuments, mais aussi de juger les questions de bornage et les litiges relatifs aux immeubles \

A partir de cette réforme, l'institution des Magistri œdificiorum rendit de grands services et se développa ; aux deux fonctionnaires primitifs furent adjoints des auxiliaires; ils eurent leurs scribes et leurs notaires comme des juges capitolins et devinrent les chefs d'une administration.

En 1429, le pape avait fait défense aux magistrats capitolins de vivre en commun avec les moines du couvent d'Aracœli et de rendre la justice dans leurs cloîtres *.

Ainsi insensiblement le pape modifiait à son avantage l'organisation municipale de Rome et obligeait les magistrats capitolins eux-mêmes à se conformer à ses prescriptions. D'ailleurs, il faut le dire, sous son pontificat et durant la seconde moitié de celui d'Eugène IV, Rome jouit pour la première fois depuis bien des années, d'une tranquillité relative. La révolte populaire qui obligea le pape à la fuite (juin 1434) et à errer dix ans loin de sa capitale, ne fut qu'un interrègne sans conséquences durables et les magistratures

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