‹ Les institutions d'AthènesChapitre 140 sur 335 · Alexandre avait vingt ans. Il se débarrassa de · texte numérisé non relu

Alexandre avait vingt ans. Il se débarrassa de

(1) PlutarquEj Lycurgue, 10.

(2) Ibid.

(3) Attique, 29.

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tous ceux qui le gênaient, et ne recula pas devant l'assassinat.

Athènes s'était réjouie à la mort de Philippe, et sur la proposition de Démosthène, elle décerna, malgré Phocion, une couronne à l'assassin. Elle provoqua un soulèvement contre le jeune roi; Argos, l'Arcadie, l'Élide, Tbèbes, Sparte, l'Éolie, l'Acarnanie prennent les armes ou refusent l'obéissance. Alexandre paraît sous les murs de Thèbes, convoque rassemblée générale des Hellènes à Corinthe, et, vainqueur par les armes ou par la terreur qu'il inspire, il se voit bientôt débarrassé de ses ennemis.

Sous les murs de Thèbes, plus de six mille Thébains tombèrent; trente mille furent pris, et de la ville, il ne resta que la maison de Pindare, sauvée en l'honneur du poète, et la Cadmée où fut placée la garnison (335). Athènes envoya des félicitations à Alexandre, qui demanda que neuf de ses orateurs lui fussent livrés : Démosthène, Lycurgue, Hypéride, Polyeucte, Charès, Gharidémos, Éphialtès, Diotimos et Hiéroclès. Démade fit accepter un décret qui refusait de les livrer, et déclarait qu'ils seraient punis s'ils étaient trouvés coupables. Les Athéniens restaient juges.

Alexandre se prépara à sa grande expédition par des sacrifices, des jeux, des festins, et la mort des membres de la famille royale qui, pendant son absence, auraient pu contrarier ses projets.

L'empire des Perses était en profonde décadence. La Grèce n'oubliait pas qu'elle l'avait vaincu, et depuis, des attaques impuissantes tentées par ses satrapes contre des villes ou des États, lui avaient

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