CHAPITRE VI
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Les préliminaires de la réforme.
1. « Il y avait autrefois à Athènes trois factions opposées : les Paraliens, les Hypéracriens, et les Pédiéens, qui vivaient dans la plus grande discorde. Enfin, elles se réunirent toutes, et choisirent unanimement Solon pour arbitre et pour législateur, parce qu'il était universellement reconnu pour le plus sage des Athéniens (1). »
C'est ainsi que Plutarque résume la situation d'Athènes au commencement du vi® siècle, et montre la nécessité d'une réforme.
Cet accord des partis rivaux prouve combien le danger était imminent et la confiance en Solon générale.
Il descendait par son père du roi Codros. Il considérait Nélée et Poséidon comme ses ancêtres, et sous cette antique origine, il abritait son autorité. Pour réformer sa patrie, un descendant des dieux et
(1) Pldtarqde, de V Amour.