I) POLLUÎ, VII, IL (2) POLLUX, VII
(3) Politique, l, 2, 21. (4) Lois, IX.
(5) Esprit des lois, XV, 17.
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ne voulant point ajouter la perte de la sûreté à celle de la liberté (1). »
On peut voir dans ces mesures contradictoires la lutte de l'opinion qui tenait l'esclave pour rien, et de l'intérêt qui obligeait à compter avec la force dont il disposait, ou le parti que l'on tirait de son travail.
Les esclaves ne devaient pas avoir d'armes, et l'on veillait même à ce qu'ils n'en connussent pas le maniement. Et cependant on les arma dans des dangers pressants. Ils recevaient alors la liberté en échange de leurs services. Leurs maîtres prenaient quelquefois cette initiative généreuse pour des actes de dévouement, une longue fidélité , ou à l'occasion d'un événement heureux, gain d'un procès, héritage, succès dans une affaire, mariage, naissance. On en vit élevés à la dignité de citoyens, après avoir passé plus ou moins longtemps par la situation intermédiaire d'affranchis.
On voulait, en effet, les soumettre à l'apprentissage de la liberté. Il était à craindre qu'ils fussent incapables d'user, pour leur intérêt ou celui de la cité, d'un bien qu'ils ne connaissaient pas. Ils restaient sous le patronage de leur ancien maître, et pouvaient se choisir un curateur chargé de protéger contre les autres et contre eux-mêmes leur faiblesse. Cette mesure était utile, à condition qu'elle ne devint pas une continuation de la servitude.
Après la guerre contre les Perses, un décret ordonna que les esclaves qui avaient rendu des ser-
(1) Le plaidoyer de Démosthène contre Midias renferme, sous ce rapport, des renseignements précieux.