‹ Les institutions d'AthènesChapitre 219 sur 335 · CHAPITRE VIII i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII i

pour réprimer certains excès et en prévenir d'autres.

La surveillance dont la femme était l'objet n'avait pas en Grèce le caractère injurieux que les Orientaux lui ont imposé dans tous les temps. Elle tenait à la faiblesse et à l'oppression dont cette faiblesse est trop souvent la cause ou le prétexte.

« L'esclave, dit Aristote, également injuste à l'égard de l'un et de l'autre, l'esclave est absolument privé de volonté; la femme en aune, mais en sousordre ; l'enfant n'en a qu'une incomplète (l).» Il comprend mieux le rôle de la femme, quand il dit (^2) : « Dans la famille, les fonctions de l'homme et celles de la femme sont fort opposées, le devoir de l'un étant d'acquérir, et celui de l'autre, de conserver. » Chacun d'eux concourt ainsi à la prospérité commune.

Les femmes remplissaient d'abord tous les devoirs domestiques. Bientôt, lorsque la richesse s'accrut, elles les laissèrent à des personnes d'une condition inférieure ou à des esclaves. #Elles filaient, tissaient de la toile, et faisaient à l'aiguille divers ouvrages de couture et de broderie. Elles s'occupaient de leurs enfants et débarrassaient leurs maris de toute sollicitude intérieure.

La loi protégeait contre la violence sa faiblesse et celle de l'enfant. Les prescriptions à cet égard sont nombreuses, et témoignent d'une sollicitude qui fait honneur à la douceur des mœurs, plus peut-être qu'à leur pureté. . Elles paraissaient en public dans certaines fêtes.

(1) Politique, I, 5,6.

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