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CHAPITRE IX

L'exercice du disque consistait à lancer une pièce de fer, de bronze, une pierre, une espèce de bouclier rond à une grande distance et avec justesse. Le musée du Louvre possède le Discobole, imitation heureuse de celui de Naucydès. Le musée de Berlin a un disque trouvé à Égine (1). Il a soixante-dix-sept millimètres de diamètre, et pèse sept cent cinquante grammes.

Le jet du javelot était un exercice de force et d'adresse qui préparait aux combats. Il formait avec la course, le saut, la lutte et le disque, le pentathlc.

Le pugilat ne faisait pas partie des exercices de la jeunesse. Il était réservé à quelques-uns qui en retiraient gloire et profit. Les combattants, armés de courroies en peau de bœuf, de gantelets, d'armatures, de cestes, se défiaient, avançaient, reculaient, se détournaient, essayaient de se surprendre et finissaient par échanger des coups qui laissaient des traces, et compromettaient la santé ou même la vie.

Le pancrace était une réunion du pugilat et de la lutte, qui demandait autant de souplesse que de force. On passait de la défense à l'attaque, et tour à tour assaillant ou assailli, on apprenait à éviter les coups et à les porter.

La course des chevaux et des chars n'était pas un exercice commun. Ceux qui devaient former la cavalerie s'habituaient de bonne heure au maniement du cheval et à tous ces soins que Xénophon décrit avec une si minutieuse attention (2). Ceux qui aspiraient au triomphe olympique s'y préparaient de bonne

(1) Bronzes, n» 1273.

(2) De l'équitation, traité endouze chapitres.

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heure. On ne réussissait, en effet, qu'après avoir longtemps travaillé, et l'honneur était en proportion de l'effort.

Le jeu de la balle et celui de la paume étaient fort recherchés. Ils offraient moins de dangers que d'autres, et ne demandaient pas une égale dépense de forces. Image de la guerre, ils se composaient de marches, de contremarches, de surprises, et par conséquent conduisaient à l'un des buts de l'éducation.

Il en était de même de la chasse. « C'est, dit Xénophon, une invention des dieux. » Les dieux et les héros s'y étaient adonnés et le philosophe avait le droit de conclure : « J'engage les jeunes gens à ne pas mépriser la chasse, ni toute autre branche de l'éducation. C'est le moyen de devenir de bons soldats et d'exceller dans tout ce qui exige le talent de bien penser, de bien parler et de bien faire (1). »

Xénophon n'attribue pas à la chasse ce triple effet, mais comme Socrate, son maître, comme Platon, il croit les résultats intellectuels et moraux étroitement attachés à des exercices physiques. Il prend soin, du reste, de montrer ce que peut la chasse pour l'amélioration du citoyen. Les chasseurs « présentent à la république des corps robustes et des ressources positives.... lisse couvrent de gloire... ce qu'ils font ne nuit à personne, et leurs efforts les rendent plus vertueux et plus habiles. » Aussi se croit-il en droit de conclure : « Si les jeunes gens se rappellent mes conseils et s'y conforment, ils seront amis des dieux, pleins de religion, persuadés qu'ils sont sous l'œil de la divinité. Par là, ils se montreront dignes de leurs

(1) De la chasse, ch. I.

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