‹ Les institutions d'AthènesChapitre 28 sur 335 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

épuisé la flatterie. N'est-ce pas d'Athènes que Platon a dit? (1) : « Étranger Athénien, je te ferais une injure de t'appeler habitant de l'Attique, et tu me parais mériter plutôt d'être appelé du nom même de la déesse. »

Ainsi s'exprimait l'élégance attique. Elle ne pouvait mieux employer la flexibilité de l'esprit et de la langue qu'à louer la déesse Athéna, sa ville et ses enfants.

Est-ce que tout ne concourait pas d'ailleurs à justifier cette louange, et ne reposait-elle pas, comme toutes celles que le temps doit consacrer par son suffrage, sur des faits nombreux et indiscutables? « Non, s'écriait Andocide (2), quelques jouissances que m'offre l'étranger, quelque humiliée que puisse être Athènes, je ne saurais vivre éloigné de ma patrie, et le titre d'Athénien me semble bien préférable à celui de membre des cités les plus florissantes. »

C'est en 400, après ^gos Potàmos, la paix avec Sparte et le gouvernement des Trente, qu'Andocide s'exprimait ainsi. Qu'aurait-il dit après Marathon, Salamine et la paix de Cimon ?

(1) Lois, I.

(2) Des mystères.

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