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CHAPITRE XI

curieux. Les dieux secondaires, les demi-dieux, les héros tiennent à l'Olympe par leur naissance ou l'emploi qu'ils ont reçu. Il n'est donc pas étonnanl que, comme les grands dieux dont ils dépendent, ils aient pour domaine le ciel, la terre, le monde souterrain, l'élément liquide , le feu, et que leur autorité soit limitée.

Leur histoire se rapproche un peu plus de celle des hommes; ils en ont, comme les grands dieux, les habitudes, les besoins, les vertus, les vices, les faiblesses, mais à un degré inférieur, et les hommages qu'ils reçoivent ne sont ni aussi généraux, ni aussi abondants.

Le premier de ces dieux est Dionysos, fils de Zeus et de Sémélé, princesse de Thèbes. Soustrait à la vengeance jalouse de Héré, il fut confié aux nymphes, qui rélevèrent et le remirent aux Muses et à Silène. 11 fit la conquête des Indes, visita l'Egypte, où il enseigna l'agriculture, et s'arrêta en Phrygie.

Dans la guerre que Zeus soutint contre les géants, Dionysos, sous la figure d'un lion, combattit avec un courage qui donna la victoire. Les dieux l'aimaient, les hommes l'honoraient et les poètes le chantaient. Il est (( semblable à un adolescent dans la première ileur de sa jeunesse. Sa belle chevelure brune flottait, et, autour de ses robustes épaules, il avait un manteau de pourpre (1). »

Il inspire la joie. « Dieu bruyant, couronné de lierre, illustre fils de Zeus et de la glorieuse Sémélé, que nourrirent des nymphes aux belles tresses, t'ayant reçu en leur sein du roi ton père... je le

(1) Hymnes homériques, VI.

salue, ô Dionysos, riche en raisins, fais qu'avec joie nous reprenions encore le cours des saisons, et que, des saisons, nous arrivions à de nombreuses années (1). » Dionysos est, comme Apollon, un médiateur. Il se montre secourable pour les hommes comme pour Zeus. Il devient dieu, tandis qu'Hercule, médiateur et protecteur comme lui, n'est qu'un héros, fils du père des dieux. Platon (2) dit de Dionysos et d'Hercule « qu'ils sont entre les immortels et les mortels. »

Asclépios apprit la médecine du centaure Chiron. Il suivit les Argonautes et rendit la vie à Hippolyte, fils de Thésée. C'était enlever sa proie à Hadès. Zeus le foudroya. Apollon obtint qu'il fût mis au nombre des constellations.

(( Je commence à chanter le fils d'Apollon, s'écrie le poète, Asclépios, qui guérit les maladies, et que, dans la plaine de Dotios, a enfanté la déesse Goronis, fille du roi Phlégos, pour être la joie des humains et la guérison des cruelles blessures (3). »

Le culte d'un dieu aussi puissant et aussi utile ne pouvait qu'être répandu et fidèlement observé.

Pan, fils de Zeus et de la déesse Gallisto, ou, selon d'autres, d'Hermès et de Pénélope de Sparte, ou de la nymphe Dryopé (4), est d'abord le dieu des bergers et des pâturages. Il a un cortège d'êtres velus, à la peau et aux cornes de bouc. « Fils chéri d'Hermès, dieu aux pieds de chèvre, à deux cornes, épris

(1) HynDies homériques, XXV.

(2) Banquet, 502. Msxaçù 6vr,ToO xa\ àOàvaro-j.

(3) Hymnes homériques, XV.

(4) Lucien, Dialogue des dieux, XXIî.

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