‹ Les institutions d'AthènesChapitre 34 sur 335 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

de cette statue tombée du ciel. C'était la plus vénérée de l'Attique. Elle était en bois d'olivier, d'un travail grossier, et, afin que les yeux de ce peuple sévère en fait d'art ne fussent pas blessés, un péplos ou grand voile brodé par les jeunes Athéniennes et renouvelé tous les ans ou tous les cinq ans, l'enveloppait tout entière.

Les artisans et les laboureurs occupèrent les pentes de l'Acropole vers l'ilissos, et les guerriers s'établirent au sommet. Lorsque Thésée réunit dans une cité les habitants de l'Attique , une nouvelle distribution fut faite, et l'Acropole resta aux dieux.

Aristote le rhéteur put dire que l'Attique était le centre de la Grèce, Athènes de l'Attique, l'Acropole d'Athènes.

Il y avait dans toute ville un lieu spécialement sacré où résidait la divinité protectrice, où l'on entretenait le feu, symbole d'une vigilance qui ne cessait pas, et garantie d'une durée que l'on aurait voulue sans fin. Thèbes avalisa Cadmée, Corinthe son Acro- Corinthe, Mycènes ses constructions colossales et son trésor, œuvre probable des Doriens (1), Argos sa splendide suite de palais. Rome eut aussi son Capitole. On assignait à la divinité une demeure fixe où elle aimait à résider, et d'où il importait de ne pas la laisser enlever. Lorsque Athènes fut détruite par Xerxès, Athéna remonta au ciel, et le serpent était resté pour garder l'enceinte sacrée où les Mèdes avaient pénétré par un passage secret pratiqué dans le temple d'Aglaure. L'œuvre de destruction fut achevée par Mardonius. On racontait que lorsque

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