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CHAPITRE II

Vers le mur du sud, des figures représentent la guerre des dieux et des géants; le combat des Athéniens et des Amazones ; la victoire de Marathon, et la défaite des Gaulois en Mysie. Ces figures de deux coudées de haut sont une offrande d'Altale. Le roi de Pergame, ami des lettres, devait cet hommage à la gloire d'Athènes (24 1-1 98).

Olympiodore, qui délivra Athènes du joug macédonien, avait une statue à l'Acropole, un monument dans le Prytanée, et un tableau à Eleusis.

Auprès est une Artémis en bronze, nommée Leucophryné (1).

a On donne le nom d'Erechthéion à un édifice, devant l'entrée duquel est l'autel de Zeus-Hypathos (2). On n'y sacrifie rien qui ait eu vie ; on y off're seulement des gâteaux mais sans vin. A l'entrée sont trois autels, le premier dédié à Poséidon , le second au héros Botes, le troisième à Héphaistos.... Cet édifice est double, et on y trouve un puits d'eau de mer.... Lorsque le vent du sud souffle, on y entend un bruit pareil à celui des flots. Le rocher porte l'empreinte d'un trident (3). »

La ville et le pays sont consacrés à Athéna. Chaque dème à son dieu protecteur, mais Athéna est honorée partout. Sa statue, qui depuis les temps les plus reculés ornait la citadelle, était tombée du Ciel. La lampe qui lui est consacrée est l'œuvre de Callimaque. La mèche, de lin Carpasien, brûle sans se consumer, et la fumée est dévorée par un pal-

(1) Aux blancs sourcils, Xeuxo; o^pu^

(2) Le plus élevé.

(3) Attique, XXYI.

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mier en bronze, qui s'élève jasqu'au plafond (1).

Le temple d'Athéna-Poliade renferme un Mercure en bois, une chaise pliante, ouvrage de Dédale, et des dépouilles des Mèdes.

« Quant à l'olivier, les Athéniens savent seulement que c'est celui dont la déesse se servit pour prouver que le pays lui appartenait. Il fut brûlé, ajoutent-ils, lorsque les Mèdes mirent le feu à la ville, et il repoussa dans la nuit, à deux coudées environ de hauteur (2). »

Ne serait-ce pas à ce temple qu'appartenait l'Athéna au collier, en armure, que possède le Louvre et que l'on croit une copie en marbre de l'Athéna en bronze de Phidias? On l'appelait la Belle, parce que l'artiste l'avait ornée du coUierde perles réservé par la tradition pour Aphrodite. Pline en parle avec admiration (3), et Lucien vante « le contour du visage, la douceur des joues, et la beauté du nez. »

Le temple de Pandrose, fille de Gécrops, est contigu à celui d'Athéna.

Près du temple d'Athéna est une statue de vieille femme assez bien faite, d'une coudée de haut et représentant, dit-on, Lysimaché prêtresse de la déesse. On y voit aussi deux hommes en bronze, luttant entre eux ; la statue de Tolmidès, qui, après de grands exploits, fut tué, et celle de son devin.

La citadelle renfermait quelques anciennes statues d'Athéna, qui furent la proie des flammes lorsque les Mèdes s'emparèrent de la ville. On y remarque

(1) Pausanias, Atlûjue, XXVI.

(2) Attique, XXVII.

(.3) Histoire naturelle, 34, 19, 5.

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