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CHAPITRE I

L'Épire comprenait dix régions : l'Amantide, l'Atintanie, la Chaonie, la Thesprolie, la Tymphalie, la Molosside, l'Alhamanie, l'Ambracie, l'Amphilochie, la Dolopie.

L'Hellade se composait de neuf contrées : l'Acarnanie, l'Étolie, la Doride, la Locridc Ozolienne, la Locride Épicnémidienne, la Locride Opuniienne, la Phocide, la Béotie, l'Eubée.

La Grèce méridionale renfermait l'Attique qui forme, au sud-ouest, un prolongement de l'Hellade, et le Péloponèse.

Le Péloponèse comprenait : la Mégaride, la Corinthie, la Sicyonie, l'Achaïe, l'Elide, la Messénie, la Laconie, TArcadie, l'Argolide.

Les principales îles étaient, indépendamment de TEubée que l'on rattache à l'Hellade : Corcyre, Leucade,Céphalonie, Ithaque, Zacynthe, Cythère, Égine, Salamine, les Cyclades, Scyros, Délos.

Les rivages sont très découpés et forment une série presque ininterrompue de baies, de rades et de criques qui ont dû, de bonne heure, encourager et assurer les relations.

Ces relations ont pris une double direction. A l'occident, la Grèce a rencontré lltalie méridionale et la Sicile. Elle leur a donné ses colonies qu'elle n'a jamais considérées comme des étrangères, malgré leur développement autonome. A l'orient, elle a trouvé, presque unie à l'Europe par des îles, une terre fertile, des habitants industrieux, un commerce actif, une culture développée, et, comme il y avait communauté d'origine, comme les migrations ont été alternatives, des relations fréquentes se sont

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établies et des échanges continuels ont entretenu la vie et le mouvement entre ces deux membres d'une même famille, entre ces deux peuples frères.

La nature a favorisé ces rapports. Il semble que les parties saillantes de TAsie-Mineure et la Grèce aient fait partie autrefois d'un même continent. Avec les mêmes productions, elles avaient le même esprit, et la route entre elles n'offrait presque pas d'obstacles.

Lesvents subissent peu de variations, et paraissent obéir à des lois constantes. Le courant atmosphérique est le même dans la mer Egée, pendant la plus grande partie de l'année. Le soleil le règle, et le navigateur attentif est rarement trompé.

La mer a ses écueils et ses tempêtes, mais les courants marins facilitent l'accès des golfes, et le pilote, dans cette mer où l'horizon montre toujours ou laisse soupçonner quelque terre , est tenu en garde contre les dangers cachés.

Le Pinde partage en deux parties presque égales la Grèce septentrionale. Il descend vers le sud-est, jetant de tous côtés ses ramifications, et formant sur certains points, une foule de bassins intérieurs, où les populations se trouvèrent enfermées comme les eaux.

La chaîne se continue, en s'abaissant, jusqu'à l'extrémité de l'Attique ; elle court vers l'ouest, dans la partie supérieure du Péloponèse, et descend, dans une triple direction, vers le sud, en formant au centre, comme une citadelle naturelle, où se conservèrent, jusque dans les derniers temps, les traditions primitives.

Cet amas de montagnes se prolongeant, se coupant

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