CHAPITRE II
Celle du Pirée, qui s^ouvrait dans la direction du port (1).
Celle d'Hippades.
Celle des Hériées ou des tombeaux, conduisant à ces allées qui rappelaient des souvenirs précieux et des gloires immortelles.
La porte sacrée, par laquelle passaient les processions qui allaient à Eleusis honorer la déesse protectrice des moissons.
Celle d'Egée, roi d'Athènes, qui tirait son nom du palais où ce père malheureux avait attendu le retour de son fils, et qu'il quitta désespéré pour se jeter dans les flots.
Celle de Diocharès.
Celle d'Achamanie, qui conduisait au dème de ce nom.
Celle de Diomées, dans la direction de ce dème.
Celle de Thrace, s'ouvrant vers le nord.
Celle d'ïtone, rappelant par une colonne les combats livrés aux Amazones par les Athéniens.
Enfin la porte Scées, ainsi appelée peut-être en souvenir de celle d'où les vieillards Troyens suivaient dans la plaine, les combats où se décidait le sort de la patrie.
On peut résumer ainsi ce que visite et note avec plus d'exactitude que d'enthousiasme le géographe de Césarée : Les murs, les tours, les portes, les temples, les statues, les autels, les tombeaux, les places publiques où se réunissait le peuple et où Ton vendait des esclaves, à des heures et à des jours déterminés pour chaque objet, du pain, du poisson,
(1) Plutarque, Thésée.
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ce qui servait à la parure des femmes, le vin et l'huile ; des salles publiques, des aqueducs, des gymnases, des portiques où se réunissaient les éphèbes, oii ils déposaient leurs vêtements, se frottaient d'huile, se couvraient de poussière, et se livraient à l'exercice du pentathle et de tout ce qui pouvait développer les forces ; des péristyles, des galeries découvertes pour la lutte, des bains, le stade, trois gymnases, le lycée, l'académie, le cynosarge, les théâtres dédiés à Dionysos et à Aphrodite (1).
Les vicissitudes d'Athènes.
1 . Ce voyage rapide à travers l'Athènes du ii® siècle permet de comprendre l'état religieux, moral, politique, intellectuel du peuple qui l'avait habitée depuis les temps les plus reculés. Les besoins et les préoccupations se révèlent en effet par le caractère et la destination des édifices.
Quoiqu'ils apparliennent à diverses époques, depuis 479 avant Jésus-Christ jusqu'en 174 après, ces monuments paraissent le produit des mêmes croyances, des mêmes sentiments, et des mêmes procédés artistiques.
L'influence du grand siècle était si puissante, qu'elle s'était imposée aux époques suivantes, et
(I) Lactance, Institutions divines, 1. VI.