‹ Les institutions d'AthènesChapitre 58 sur 335 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

blis entre les aspirants appelaient des savants de tous les côtés. Le jury désignait celui qu'il avait reconnu le plus capable; l'empereur nommait.

Les professeurs s'appelaient les proestotes (1). Longin, qu'Eunape appelle une bibliothèque vivante, enseigna la rhétorique à Athènes, avant de devenir le secrétaire etle conseiller de Zénobie.Au iv® siècle, la rhétorique devint l'enseignement principal. Les écoles de philosophie n'étaient pas entrées en lutte contre la foi chrétienne qui, depuis la visite de saint Paul, avait gagné rapidement.

L'empereur Hadrien, pour rendre à Athènes quelque chose de son lustre et de son rôle politique, y résida quelque temps et Torna de monuments dans lesquels il essaya d'allier la grandeur romaine à la grâce attique.

En 267, Athènes fut prise par les Goths et saccagée. Constantin, dans sa lutte contre Licinius, fit d'Athènes le centre de ses opérations. Le Pirée réunit sa flotte, et il accepta le titre de stratège, que la ville lui donna comme pouvant l'honorer.

En 395, Alaric s'arrrêta sous ses murs et trouva encore à piller.

En 529, Justinien, en fermant ses écoles qui avaient de tous temps appelé une jeunesse active, laborieuse, avide de savoir, lui porta un coup plus rude que ceux qui avaient détruit son autonomie politique. Constantinople lui avait enlevé, pour sa propre décoration, un grand nombre d'œuvres d'art dont elle se montra fière. Elles ont disparu par les incendies, les tremblements de terre, les dissensions

(1) Les préséants.

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et l'incurie. Les Ottomans ne sont pas seuls coupables de ces destructions dont pleurent les arts.

Jusqu'au x® siècle, Athènes disparaît de l'histoire ; et ses monuments intacts restent comme une consolation à une population peu nombreuse et peu ambitieuse, quoiqu'elle n'eut pas oublié sa grandeur passée.

Après la prise de Constantinople par les Latins (1204) les désignations féodales dominent les vieux noms historiques. Athènes devient vassale de la principauté d'Achaïe. Les La Roche et les de Brienne sont ducs d'Athènes.

En 1312, l'Attique est au pouvoir de Roger de Flor et des aventuriers Aragonais, à qui les Vénitiens l'enlèvent en 1370.

Les villes , quel que soit leur passé , n'ont pas d'autre importance aux yeux des peuples navigateurs que celle qui résulte de leur situation au point de vue stratégique ou commercial. Ils y établissent des comptoirs, et en font un centre d'affaires et de transactions.

En 1456, Mahomet II enlève Athènes aux Vénitiens, et si l'on a pu reprocher sans preuve certaine aux premiers chrétiens d'avoir fait disparaître un grand nombre de statues, de groupes et de basreliefs, d'avoir détruit les temples dans lesquels ils ne voyaient que le théâtre d'une abominable superstition, il est plus certain que les Iconoclastes dans leur fareur, du v*^ au viii^ siècle, et les Turcs par leur négligence, du xv" au xix®, ont amassé plus de ruines et opéré de plus irrémédiables destructions.

En 1656, les Propylées étaient une poudrière.

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