‹ Les institutions de l'ancienne Rome (volume 2)Chapitre 21 sur 32 · GOMMENT ON PBBD LE DROIT DE GITB · texte numérisé non relu

GOMMENT ON PBBD LE DROIT DE GITB

vait pas l'atteindre comme citoyen, s'il ne pouvait pas être directement condamné à l'exil, on l'obligeait à s'exiler lui-même en lui interdisant Teau et le feu sur tout le territoire romain.

Sous l'Empire, la capitis deminutio média était encore la conséquence d'une peine nouvelle dont nous trouverons de nombreux exemples dans Tacite (1), la deportatio in insulam, qui, comme l'interdictio aqua et igni entraînait la confiscation des biens de l'exilé. La deportatio ne doit pas être confondue avec la relegatio déjà appliquée sous la République (2), en vertu d'un sénatus-consulte ou par un magistrat ; mais, dans ce dernier cas, la relegatio était une mesure exceptionnelle, comme nous l'apprend CicéroE à propos d'un de ses amis, L. Lamia, qu'il recommandait à Brutus comme candidat à la prêture : <r Du temps de mes démêlés avec « Clîodius, dit-il, il était le chef de l'ordre a équestre, et prenant parti pour moi avec a beaucoup de chaleur, il fut relégué par le a consul A. Gabinius, ce qui, jusqu'alors, n'était

(1) Tacite^ Annales, m, 38; iv, 13, 21.

(2) Tite-Iive, xl, 41 : Un tribun légionnaire. M, Fttl- ▼iu8 est relégué ultra novam Carthaginem, en vertu d'un sénatus-consulte, pour avoir licencié sans ordre la légion qu'il oommandait.

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« arrivé à aacun Romain (1). » Le citoyen relégaé ne subissait pas la capitis demintUio qui frappait, au contraire, quiconque avait encouru Yinterdictio ou la deportatio : il conservait ses biens avec sa qualité de citoyen. Ovide, invoquant la clémence d'Auguste, le remercie de s'être contenté de le reléguer ao lieu de l'exiler :

Adde quod edictum, quamvis immane minaxque, Attameu in pœnse nomine lene fuit, Quippe relegatus, non exul dicor in illo, Parcaque fortunss sunt data verba meœ (2).

Dans une autre élégie (3), il explique à sa femme comment sa situation diffère de celle de Texilé et du déporté :

Quod te nescio quis per jurgia dixerit esse Exulis uxorem littera questa tua est.

Fallitur iste tamen quo judice nominor ezul : Mollior est culpam pœna secuta meam.

(1) Cic, Epist. fam., xi, f 6 : « A consule Gabinio rele- « gatus est^ quod ante id tempus civi Romano contigit « neminl. » L'exemple que nous venons de Yoir dans Tite-Live prouve que la pensée de Cicéron doit s'entendre dans ce sens que ce qui était sans précédent, c'était non pas la relégatipn elle-même, mais la relégation appliquée à un citoyen romain par un magistrat.

(2) Ovides, Tristes, ii, 135.

(3) Ovides, Tristes, v, 11,

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