‹ Les institutions de l'ancienne Rome (volume 3)Chapitre 16 sur 31 · LES CITOYENS · texte numérisé non relu

LES CITOYENS

§ 1. — Z-iCi Patrie et la Glté*

On entend par civitas Romana Tensemble des individus de condition libre qui forment le corps de rétat auquel ils appartiennent soit par leur naissance, soit par leur réception selon les formes légales, c'est-à-dire par naturalisation ou par affranchissement: c'est là le sens concret ou objectif. Subjectivement, on entend par civitas Romana l'ensemble des droits privés et publics propres aux individus qui constituent la cité dans le sens concret ou objectif. Oicéron explique avec précision dans le Traita de la République (1), àB,n^\e Discours pour Sextius (^) et dans le Traité des lois (3) la distinction de cette notion et des notions voisines de ville (oppidum, urbs) et de patrie. La ville n'est que l'agglomération des habitations : on dirait dans le langage de l'école qu'elle est la matière de la société tandis que la cité en est la forme. La cité en effet n'existe que quand les individus réunis se sont donné des institutions qui règlent leurs rapports et font d'une masse confuse, sans organisation, un corps social : « hi cœtus igitur hac, de a qua exposui, causa instituti, sedem primum

Page 1