‹ Les institutions de l'ancienne Rome (volume 3)Chapitre 8 sur 31 · H. N. XXXVI · texte numérisé non relu

H. N. XXXVI

(2) Ibid., 24.

(3) Pline, ibid. — Duruy, Sist, des Romains^ T. IV, p. 205.

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était construit dans la Vallée Murcia, entre le Palatin et TAventin (1).

a La forme générale du Grand Cirque, disent les auteurs de l'article, avait, comme celle de l'hippodrome grec, ses deux côtés parallèles trèsétendus (2) ; elle se terminait à l'une de ses extrémités par un demi-cercle, à Tautre par une partie légèrement cintrée, dont la corde ne formait pas un angle droit avec les côtés Pour la partie extérieure, celle qui supportait les gradins et l^s sièges des spectateurs, on a, dans les restes des amphithéâtres, des dispositions architecturales constitutives très-analogues qui expliquent très-hien ce que dit Denys d'Halicarnasse de la superposition de trois portiques en arcades, régnant autour des deux côtés longs et de l'hémicycle, et sur les voûtes desquels étaient portés les gradins construits en bois, avec les escaliers et les vomitoires y conduisant. »

Le cirque de Tarquin n'était destiné, dit Tite- Live, qu'à des courses de chevaux et à des combats de pugilistes ; mais les amphithéâtres furent ensanglantés par les combats de gladiateurs ; ces monuments ne remontent d'ailleurs qu'au début

(1) Voyez le Diot. des anU gr, et rom, p. 1187 ; renvois à Denys d'Halicarnasse, Ant, rom, III, 63, et à Tite-Live, I, 35, VIII, 20.

(2) On y pouvait placer, au temps de Denys d'Halicarnasse, 150,000 spectateurs.

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des guerres puniques, et, comme les théâtres, ils ne furent longtemps que temporaires et construits en bois ; il n^y en eut en pierre qu'après la bataille d*Actium (1). G*est donc à un des paragraphes suivants qu'il y aura lieu d'y revenir ; nous n'avons ici qu'à en reconnaître l'origine. Mais on continuait alors à élever, sous le nom de basiliques^ ces monuments appartenant aussi à l'art romain proprement dit et dont nous avons vu plus haut les premiers exemples. La basilique Fulvia fut restaurée, nous l'avons vu, sous le nom à'Aemeliay et une autre basilique Aemilia fut élevée par la même personnage Aemilius Paulus pendant qu'il était consul.

T>iv êao'iXwoiv ixzîvoq ovoixamèv otvdO'nyLa, rri dyopd TzpcaexodiirKTev ovri zfiç ^ovkSiaç olxoSoiin^ OeîaocUy dit Plutarque (2) en parlant de la première. Or Gicéron écrivait à Atticus (3) : Paullus in medio foro basilicam iam paane teœerat iisdem antiquis columnis (4), illam autem qitam locavit facit magniûcentissimam. Quant à la basilique Julia, d'abord œuvre de César, elle fut achevée, puis relevée par Auguste, et tellement agrandie que la longueur en devint la largeur, la longueur nou-

(i) Diotionn. des Ant, gr, et laU, p. 241.

(2) Vie de César, 29.

(3) L. IV, ep, 16. La lettre est datée 700 de Rome, pendant la conquête des Gaules.

(4) Celles de la basilique Fulvia.

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velle s^étendant tout le long du Forum (1) ; nous aurons donc à y revenir aussi.

§ 2 Z^es tenaples du. siéole cL*A.ugii8te.

n nous reste un temple construit sous le principat d'Auguste ; mais il ne peut servir de type pour nous représenter le caractère de ces monuments, car, sans être précisément isolé dans l'histoire de Tarchitecture romaine, il a une forme qui, sauf à l'origine peut-être, y fut toujouri exceptionnelle; le temple c'est le Panthéon, élevé ou du moins commencé pendant la censure d'Agrippa.

Mais, avant de le décrire, il convient d'en déterminer, en quelques mots, la destination, trèsordinairement méconnue. Le Panthéon de Rome n'a jamais été un temple dédié à tous les dieux, c'est ce qu'a établi sans peine M. Jordan, dans le premier paragraphe de ses Symholœ ad historîam religionum italicarum (1883). Partout et toujours, il est vrai, cet édifice est désigné sous le nom de Panthéon, bien que l'inscription ne contienne pas ce mot ; mais Dion-Cassius (LUI. 27) nous dit : c On l'appelle ainsi, peut-être parce qu'il € contient les images de |)?t«5 e^'tme divinité, celle

(1) Dictionn» des Ant, gr, et laUy p. 878 ; Parker, The forv/m romanttm^ p. 19.

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