‹ Les institutions de l'ancienne RomeChapitre 7 sur 53 · POUVOIRS PUBLICS AU SBGOND SIÈCLE · texte numérisé non relu

POUVOIRS PUBLICS AU SBGOND SIÈCLE

dsa peu, quMl n^usa peut-être jamais du droit d'in* iercessio^ biea que nous n en ayons pas de preuve directe. .. I] usa de son droit d*initiative (ius relationis) pour soumettre au Sénat un plus grand nombre d*affaires que ses prédécesseurs, et laissa aux votes de cette assemblée plus d*indépendance par le rétablissement du scrutin secret . • Trajan assistait aux comices (sénatoriaux), prêtait serment en entrant en charge et le renouvelait quand le temps de sa magistrature (consulaire) était écoulé. » Mais, comme le fait avec raison observer l'auteur (i), la tradition même <iu pouvoir sénatorial était éteinte ou plutôt n'avait jamais existé dans les familles où cette assemblée se recrutait actuellement. Les anciennes familles sénatoriales étaient éteintes, ruinées ou avilies, et les Romains de province, auxquels s'adressait l'empereur pour ce recrutement, n'avaient jamais connu la vie publique que dans une administration municipale, tout au plus par quelque poursuite contre un gouverneur concussionnaire.

Quelques lignes suffisent pour nous permettre de suivre et de mesurer Paction du Sénat jusqu'à la fin de la période Antonine : « Il n'y a d'histoire que de ce qui change, » et ce qui est annulé, réduit à une vie factice ne change pas. Hadrien avait juré, en arrivant à l'empire, que nul sénateur ne serait mis à mort, si ce n'est par sentence du Sénat (2) : c'était

(l)/6id., p. 86-7.

(2) Spart. Hadriani vif a, 7.

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nous le savons, le reDOuyellement d'une disposition d'Auguste, qui n'avait sauvé personne sous les tyrans (1). Il maintint le cens sénatorial, en y suppléant de ses deniers pour ceux qui en étaient dignes c'est-à-dire pour les pères de famille qui ne s'étaient pas ruinés par leurs fautes (2). En principe il dit, il répéta, dans le Sénat et ailleurs, que l'État était la chose de tous et non sa propriété ; il assista, quand il le put, aux séances régulières du Sénat (3), et il s'en rapportait à l'approbation de ce corps pour le choix des jurisconsultes qui jugeaient avec lui (4) ; c'est là tout ce que nous apprend son biographe, mais le public ne songeait pas à en demander davantage. Antonin le Pieux « eut autant de déférence pour le Sénat, (c'est Julius Gapitolinus qui parle), qu'il avait souhaité que son « prédécesseur en eût envers luimême (5) . » — « Il rendit compte et au Sénat et par » des déclarations publiques {edicta)de tous les actes » de son gouvernement (6). » Quant à Marc-Aurèle, « il confia au Sénat de nombreuses enquêtes, surtout » pour ce qui le concernait lui-môme. Nul prince » n'eut jamais plus de déférence pour cette assem-

(i) I(L,ibi(i.

(2) Id.y ibid., 8.

(3)/rf., i6id.,18.

(4) Jul. Cap. Ântonini PU viia, 6.

(5) /rf,, ibid y 12. J'ai rendu par déférence le mot rfetulit, qui proprement signifie le renvoi des affaires au Sénat; je ne crois pas avoir commis un contresens biatorique.

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