POUVOIRS PUBLICS EN SECOND SIÈCLE
: blée... Il lie choisit personne poury entrer {in ordi^ » 7iem legit), sans le bien connaître.. . Lorsqu'il était » à Rome et qu'il le pouvait, il ne manquait pas d'as- )> sister aux séances, même lorsqu'il n'avait rien à » mettre à l'ordre du jour, et, s'il avait l'intention d'ap- » porter une proposition {aliquid referre), il arrivait » de Gampanie pour cela. H assista souvent aux Go- » mices jusqu'à la nuit, et ne sortit jamais de la curie » jusqu'à ce que le consul eût dit: Nous ne vous rete- » lions plus, Pères Conscrits. 11 désignale Sénat comme » juge d'appel après le prononcé des consuls (1). »
On conviendra pourtant que tout cela n'explique pas d'une manière satisfaisante l'incroyable assertion du rhéteur Aeli us Aristide, lorsqu'il affirme gravement, dans son Discours sur Rome, que Rome est un mélange de monarchie, d'aristocratie et de démocratie. Le bonhomme a oublié, à ce moment, tout le temps qui s'est écoulé depuis Polybe jusqu'à lui.
Les atténuations pratiques dont nous venons de parler ne survécurent pas, cela va sans dire, au temps des Antonins, ou du moins, pendant le troisième siècle, les retours en furent si courts et si rares qu'ils ne méritent guère d'être rappelés dans un exposé des institutions romaines. Le gouvernement était alors une monarchie non pas tempérée, mais transférée, à bref délai, par l'assassinat.
(1) Id,, M. Ant. vita, 10.
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