Gxenreu et Honr, loc. laud., p
Égyptiens? La première de ces questions est insoluble. Pour la seconde, si l’on considère d’une manière générale les catæques du n° siècle, ils semblent être des non-indigènes, bien que des individus de nom égyptien se glissent accidentellement parmi eux. Mais l'usage du double nom et la prédominance du nom grec après l’entrée dans l’armée interdisent toute conclusion sur leur origine réelle. D'autre part, il est difficile d’admettre qu'il n’y ait pas eu d'Égyptiens dans les corps de police; la majorité des policiers qui sont clérouques à Kerkéosiris dans la seconde moitié du n° siècle portent des noms grecs; mais une liste de phylacites de Magdola de là même époque contient plus de noms égyptiens que de noms grecs; dès le n° siècle, on trouve des phylacites indigènes en presque aussi grand nombre que les autres‘; et la proportion en a dû s’accroître à mesure que s’est ouvert aux Égyptiens l'accès des emplois de toute sorte. Si le recrutement de l’armée par promotion de la xAnsovyix à la catæcie a été général, des indigènes sesont nécessairement glissés dans les rangs des réguliers ?. Leur nom grec sert alors à masquer leur véritable origine; tel est peut-être le cas de Marôn. Peut-être aussi prennent-ils alors un ethnique : Marôn se. dit Macédonien; et là seraient l’origine et la raison des pseudo-ethniques*.
Le recrutement de l’armée régulière change done de caractère du 11° au n° siècle. L'existence de nationalités fictives, c’est-à-dire la possibilité d'effectuer en Égypte des naturalisations, prouve qu'il ne s’attachait plus que peu d'importance à l’origine réelle des soldats; et il devait en être ainsi puisqu'avee le temps l’armée régulière demandait de moins en moins à l’immigration des recrues que lui donnaient les clérouchies. La race hellénique et particulièrement la race macédonienne perdent progressivement leur prééminence. Un fait important reste très probable : des indigènes peuvent entrer parmi les