‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 130 sur 332 · Ch. 1V, pp. 114-5 et · texte numérisé non relu

Ch. 1V, pp. 114-5 et

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sang hellénique et, parmi les Hellènes, ceux qui venaient des États du Nord, berceau de la puissance macédonienne. Il ne saurait en tous cas être question ici de qualification ethnique pour le service au sens strict du terme et ce fut sans doute pour les Lagides non une question de droit, mais une affaire de politique. Aussi la situation paraît-elle s'être modifiée à cet égard au 11° siècle’, où les pseudo-ethniques des soldats peuvent masquer les origines les plus diverses et même l’origine indigène?.

L'étude de la condition politique des soldats ptolémaïques avant leur entrée au service aboutit donc à cette conclusion qu’à l’époque des Lagides l’idée de cité, avec les conséquences militaires qu'elle implique, n'importe plus aucunement; qu'on soit citoyen ou non, l’on est admis à servir. La notion, qui passe au premier plan sans jouer toutefois un rôle aussi important que l’idée de cité à l’époque classique, est celle de la race, ainsi qu'il est naturel dans un royaume nouvellement conquis sur un peuple profondément différent. Est-on indigène? On sert dans les corps indigènes, avec cette restriction que, sous Sôter et ses deux premiers successeurs, il faut de plus appartenir à la classe des pue. Est-on de race hellénique? On peut servir dans l’armée régulière; et si l’entrée dans les corps réguliers n’est pas exclusivement réservée aux Hellènes, on n’y voit pas pénétrer du moins un seul indigène au in° siècle. Il reste à rechercher si le service ne modifie pas la condition du soldat; mais il est dès maintenant probable que, si quelque modification intervient au début ou au cours de sa carrière, elle affectera moins son status civitatis, sa condition politique au sens étroit du mot, que sa condition ethnique; qu’un Grec non-citoyen reçoive le droit de cité à Alexandrie ou à Ptolémaïs, c’est dans l'Égypte ptolémaïque un fait de médiocre importance ; il en va tout autrement si juridiquement un indigène devient Grec.

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