Cf. ci-dessus, p
1. Noms iraniens : Neroursos, n. 38; P. Pelr. II, 30 ; et même : P. Grenf., I, 12, 1. 31 (qui est de 148 a. C.); l’onomastique est d'ailleurs un guide peu sûr. et des Perses ont pu prendre des noms grecs dès le me siècle, des noms doubles, grecs et égyptiens, au 11e.
8. Les Perses connus au me siècle dans l’Héracléopolite (P. Hib. I, 90, 1. 22
LES ToAtteüs2t% PSEUDO-ETHNIQUES 153
à élucider, c’est celui de savoir comment les Lagides ont pu admettre des Perses dans l’armée régulière; et il a été déjà répondu à cette question! : les Perses avaient sans doute été vaincus par les Macédoniens, mais ils avaient été auparavant les maîtres de l'Égypte; d’une manière analogue, les Romains respecteront en Égypte la situation des descendants ou représentants de la population hellénique’; au surplus, Alexandre les avait admis dans l’armée. Il reste à voir ce que représente l’ethnique Iléosns au n° siècle. Sa fréquence à cette époque est un fait notable; mais, bien que les Ilissx soient alors assez groupés en Thébaïde* et dans l’Arsinoïte*, il n’est pas nécessaire pour l’expliquer de recourir à l'hypothèse qu'ils ont formé un corps militaire. Cet ethnique est probablement fictif. L'exemple des Crétois et du Mysien permet de le croire. Le nombre des Ilépsa qui sont soldats peut s'expliquer aisément par l'attribution à un ronrevsx analogue à celui des Crétois; et celui des Ilépox, ris Ertyovñs, qui suppose un chiffre assez élevé de clérouques Ilépsu, renforce l'hypothèse qu’il a existé un roxtrevue militaire des Perses. Elle paraît encore plus vraisemblable, quand on remarque l'existence des ITeosvx.* et la persistance de
93, IL. 4 et 124) et l’Arsinoïte (P. Petr. Il, 35 (a), col. I, 1. 12, cf. LI, 54 (b), (a) ; IL, 10, L. 45 et 1. 21; — 21 (g), 1. 35; — P. Magd. 8, IL. 1), sont placés dans différentes subdivisions dé l'armée.
4. Ch. IV, p, 118. — Boucué-Leczerco objecte les « fâcheux souvenirs » rappelés par cet ethnique aux Égyptiens, et même aux Hellènes ; en ce qui concerne les Hellènes, il faut tenir compte de l'influence des dernières réformes militaires d'Alexandre et de la vie qu'ont menée en Orient ses généraux et ses soldats ; et pour les Égyptiens, les souvenirs fâcheux éveillés par la nationalité de soldats perses ou dits perses étaient de nature à les tenir dans l'obéissance.