‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 139 sur 332 · Ch. IX, 11: Les inslilutions clérouchiques · texte numérisé non relu

Ch. IX, 11: Les inslilutions clérouchiques

2. C'est en somme la solution de Scaugarr, Archiv, p. 154, et de Boucaé-LecLercQ, p. 37, 1. 2, pour Pathyris (Gebelêin), étendue à tous les Perses, moins la réalité de l’ethnique,

3. On ne peut nier qu'ils devraient être appelés Ilépou, tns émiyovhs ; mais la règle n’est pas toujours observée ; cf. App. Il, re siècle, Ilépoa, dans les notes,

à l’origine par des compatriotes répartis dans diverses fractions de l’armée, elles ont admis par la suite des soldats de nationalités différentes; puis l'État est intervenu, au moins vers le milieu du n° siècle, pour y faire entrer de nouvelles recrues, dont certaines, et même des indigènes, ont pu acquérir ainsi un ethnique fictif, et pour les associer à l'administration de l’armée clérouchique. Le nombre de ces « nations » est inconnu : les Perses et les Crétois, très probablement les Mysiens étaient trois d’entre elles, mais non peut-être les seules; d’autres ont pu exister, portant des noms célèbres dans l’histoire militaire !. Rien n’interdit de supposer que toutes, comme le roxireua des Crétois, élisaient leurs chefs, qu'il y a eu grâce à elles quelque vie civique parmi les troupes ptolémaïques et que dans une certaine mesure, peut-être très restreinte, l’armée a concouru à sa propre administration.

On peut se demander dans quelle mesure la carrière militaire et en particulier la situation de clérouque a influé sur le mariage et ses effets. En ce qui concerne le mariage même, il n’existe aucune preuve que le soldat ptolémaïque ait vu sa liberté limitée en quelque manière. En fait, les soldats des Lagides ont épousé souvent des femmes indigènes?. En droit, on ne connaît aucune mesure disciplinaire analogue à celles de l’Empire romain et interdisant le mariage aux soldats; il y a même des raisons pour que semblable mesure n’ait pas été prise : tandis en effet que le soldat de l’Empire est un soldat de métier, les réguliers ptolémaïques, auxquels seuls cette mesure pourrait s'appliquer, tiennent dans l’armée la même place qu'y avaient

4, Ch. IV, p. 121.

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