P. Tebl. 1, p. 541, (b), in fine
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des terres domaniales situées dans ce bourg était devenue inculte; le gouvernement para au plus pressé en ordonnant la mise en valeur des terres autrefois fertiles; il l’exigea souvent de ses fonctionnaires, à titre personnel!; il y fit ou chercha à y faire coopérer les clérouques, pensant au surplus que la terre autrefois cultivée produirait plus et plus tôt. La règle de ne doter les clérouques que sur l’ürékoyos év user ne se comprend qu'à une époque où l’agriculture décline. Si elle à été en vigueur au n° siècle, il n’est pas probable qu'il en ait été de même au mr; et d'autant moins que, lorsque de vastes espaces comme ceux de l’Arsinoïte ont été ouverts à la culture, l'ürshcyey (si tel était alors le classement fiscal des terres) était tout entier docpov et éxrèç usdwsews. On peut donc penser qu’au re siècle les tenures clérouchiques, prises très souvent, sinon toujours’, sur les terres incultes, ne l’étaient pas du moins dans l'üxéhoyoy ëv pisse: (ou dans une catégorie analogue); ce n’est que par le déclin de la prospérité générale au n° siècle que s’expliquent les ordres donnés dans ce sens par le gouvernement. Il n’en faudrait pas conclure cependant qu'au 1° comme au n° siècle l’État n’ait pas cherché dans la culture de la terre par les clérouques un bénéfice fiscal. Dès le début, en raison même de cette politique amplement prouvée, les clérouchies ont été prises surtout sur l’ürékoye et fondées partout où le sol du Domaine devait être mis en valeur.
Cette vue se trouve confirmée, si l’on considère les points du territoire égyptien où elles sont situées. Jusqu’aux dernières années, il semblait que deux régions, la Haute-Égypte, dans un large rayon autour de Thèbes, et surtout le Fayoûm actuel avaient été la terre d'élection des clérouchies. A voir les nomes et les bourgs où des clérouques et des xA\ñoo sont connus, le Pathyrite, le Latopolite, l'Ombitès et enfin l’Arsinoïte paraissent occuper à cet égard une place particulière parmi les nomes
ARRET eb ADD TE:
2, Cf. une exception dans P. Liile 4 (an 5 de Philopator), où des triacontaroures sont dotés de oxépupoc.
égyptiens; mais les publications de papyrus les plus récentes, les textes d’Acoris, d'Hibeh, d’'Oxyrynchus', en révélant l’existence des clérouques dans lOxyrynchite, l’'Héracléopolite et l’'Hermoupolite donnent l'impression que des clérouchies ont été créées dans toute l'Égypte; à juger de l'avenir par le passé le plus récent, les trouvailles qu'on pourra faire agrandiront encore la zone d'extension des terres clérouchiques. Les raisons de cette diffusion extrême sont au nombre de deux : l’une, probable, c’est que le sol de l'Égypte opprimée par la domination perse était inculte en nombre d’endroits lors de la conquête macédonienne; la collaboration des soldats à l’œuvre de colonisation a amené leur dispersion en de nombreuses clérouchies; l’autre, fondée sur le témoignage des textes, c’est que sur le terroir des bourgs, la terre clérouchique n’a pas formé un tout, un ensemble continu de lots voisins et de même condition ; les tenures clérouchiques sont disséminées au milieu des autres terres, terres du Domaine, biens d’Église, immeubles privés enfin, là où ces derniers existent aussi; que l’on considère les clérouchies dans un bourg ou dans l'Égypte en général, on voit les lots clérouchiques et sans doute aussi les bourgs à clérouchies * former des îlots et les clérouques vivre ëv +% diasroe&*. Il n’y a rien d'étonnant dès lors à ce que le nombre des clérouchies ait compensé le peu d'importance et de cohésion de chacune d’elles, et à ce qu’on les rencontre dans chacun des nomes dont la situation agraire vient à être connue.
Il est cependant parmi les régions où furent fondées des clérouchies un nome qu’il faut mettre à part. C’est l’ancienne Atuvn*; non que les clérouchies y aient un caractère différent dans l’ensemble de celui qu’on leur connaît ailleurs ; mais ce fut par excellence le terrain de la colonisation macédonienne
APR eIN AP OI P 0 œye
2, Car il n’est pas prouvé qu'il y ait eu des clérouques dans tous les bourgs.
3. Pour les lots clérouchiques sur le terroir des bourgs, il suffit de lire l’un des cadastres de Kerkéosiris : P. Tebt. I, 84, 85; cf. ch. VII, pp. 204-6.
4, Sur l'Arsinoite, cf. WesseLy, Topographie des Faijüms (Denkschr. d. k. Akad. in Wien, L, 1, 1904); et surtout : P. Fay., introd., et P. Tebt. II, app. Il (GrenrezL et Hunr).
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en Égypte. L’Arsinoïte a été ouvert à la culture au temps de Philadelphe dans une très grande partie de son étendue : il n’y à pas de vestiges antérieurs à l’époque ptolémaïque dans la région située entre le Birket-el-Kouroûn actuel et les villages modernes de Senoürès, Senhoûr et Aboüksa; avant le deuxième Ptolémée, la région habitée et cultivée ne s’étendait vraisemblablement pas plusloin qu’à mi-chemin entre Medinet-el-Fayoûm et ces trois villages; après 258, date à laquelle le nome est encore pour le pouvoir royal le nome du Lac ou, plus exactetement, «le Lac »', des villages aux noms dynastiques s'élèvent, tandis que la construction des digues et le creusement des canaux en nombre considérable permet d'étendre le domaine royal sur des espaces jusqu'alors incultes et déserts *. Nulle part en Égypte, il n’y a eu autant de terres, et d’un seul tenant, conquises par le Domaine et propres à la fondation des clérouchies : de là le grand nombre de xAñoa et de clérouques qui y sont connus. Ceux-ci, particulièrement ceux de l’armée régulière, ont joué un rôle doublement important par la part qu'ils ont prise à la mise en valeur des terres, et parce que, n'étant pas noyés parmi des indigènes depuis longtemps attachés au sol, ils ont formé une population relativement compacte et dense de civilisation hellénique.
Considéré au point de vue foncier, l'établissement des clérouchies consiste à détacher du Domaine une partie des terres qui le composent; elles sont alloties en xAñpo et attribuées à des