Cf. ci-dessus, pp. 230 sqq
tionnaires avec un zèle variable selon les époques ; mais le principe des institutions clérouchiques a certainement été observé à l'origine dans toute sa rigueur. Ce principe, c’est que le service militaire réel est la condition nécessaire de la dotation du clérouque ; par suite une femme ne peut devenir possesseur de
biens clérouchiques; or tel eût été sans aucun doute le résultat le plus fréquent de la liberté de tester : cette conséquence est dans la logique des sentiments et des mœurs, et d'autant moins douteuse que des otabuet, nous le savons’, ont fait l’objet de legs en faveur des veuves de clérouques; par l'exercice du droit de tester, la disponibilité de terres à attribuer à des clérouques nouveaux aurait progressivement diminué, et avec elle les clérouchies, partiellement absorbées dans la yñ tôtéurntos; ç'eût été l’abandon des règles fondamentales du recrutement. Tout ce qui était compatible avec ces règles, c'était que le fils, räs ëTryovÿ<, SuCCesseur de son père dans l’armée, devint aussi son héritier dans la possession des biens clérouchiques : le service restait ainsi la condition de la dotation, qui le récompensait. Aussi ne peut-on admettre que l’État ait tenu pour légal le legs des biens clérouchiques, alors que la transmission héréditaire n'existait même pas; si la liberté de tester a été concédée aux clérouques, ce ne fut qu’à une date postérieure à la seconde moitié du m1 siècle.
Il semble même que ce terminus post quem doit être reporté plus bas que les dernières années du 11° siècle. On ne doit pas en effet isoler le testament des autres actes par lesquels le clérouque à disposé de ses biens en les transmettant à un tiers, c’est-à-dire des rapæywpñses*; les différents modes de disposer des biens ne peuvent rester sans influence l’un sur l’autre. Or, à en juger d’après les tapxywoñsers et leur caractère réel, il est inadmissible que les clérouques aient possédé à la fin du 11° siècle le droit de tester.
Et tout d’abord, à supposer que les clérouques aient pu disposer de leurs biens clérouchiques, leur liberté à été limitée.