Pozver, V, 65, 3 et 6; 7 et
lan 200 : 6.500 Étoliens s’enrôlent alors en Égypte‘. Au i* siècle beaucoup d’Orientaux paraissent s'engager comme mercenaires?.
Certains des mercenaires au service des Lagides ont formé des corps permanents. À l’origine, les mercenaires ne s’engageaient que pour une campagne et contre un ennemi déterminé; et cette tradition se transmit vraisemblablement des armées de l’époque classique à celles de la période hellénistique. Cependant, à la date de 218, Polybe: distingue dans l’armée de Philopator des Koñres et des Neérenec, ce qui suppose pour les premiers un service d'assez longue durée, un engagement antérieur aux préparatifs contre Antiochus et dépassant la durée d’une seule campagne; plus tard, sous le règne d'Epiphane et pendant sa régence, Agathocle envoie Scopas recruter des mercenaires eh Grèce, pour renforcer l’armée sans doute, mais aussi pour reléguer les apyaïot xat meovragyovtes Eévar dans les garnisons et les catæcies de la ywpa*; ces apyxior Eivor avaient évidemment contracté un engagement de longue durée; l’expression pusbooéoct relot asyxtor a même été un terme technique, puisqu'elle sert à qualifier un grammate militaire dans un document officiel de 116 avant J.-C.*. Enfin il y a des clérouques mercenaires au 11° siècle et dès le règne d’Evergète"; les Thraces et les Galates qui combattent à Raphia, comptent environ 4.000 de ces clérouques mercenaires sur un effectif total de 6.000 fantassins". C’est là un des traits particuliers de l’armée des Lagides, dont on ne peut rapprocher que la présence des Neëxprrec dans l’armée des Séleucides en 190*. L'application du système des clérouchies aux mercenaires faci-
1. H. Daoysen, p. 162, n. 2, qui ne donne pas de référence ; je n’ai pu retrouver la source. Pour le tre siècle, cf. pp. 124-5. 2. D’après l'inscription d'Iermoupolis Magna : B. C. H. XX, p. 111; cf. ci-dessus, p. 9, n. 4, 3. Pouysr, V, 65, 1.
. lo., XV, 25, 16-18.
. Aclenslücke, 11 (et 11 a), 1. 3 et n. 2 (146 av. J.-C.) - P. Petr. IT, 112 (e) verso, col. 1, 1. 22; (f), L. 29; (9), 1. 46; cf. ch. Il, pp. 46-1. 7. Poyse, V, 65, in fine; environ, parce qu'il y a parmi eux des ÉtiyovoL; SUF ceux-ci, cf. ch. Il, pp. 52 sqq. et 614 8. H, DROYSEN, p. 166,
lita évidemment le passage de l’armée du pied de paix au pied de guerre. s
Les mercenaires se subdivisent au point de vue technique en cavaliers et en fantassins. Les cavaliers appartiennent-ils à la grosse cavalerie ou à la cavalerie légère ? on l’ignore ; il faut seulement noter que la cavalerie légère existe déjà dans l’armée régulière. Les fantassins se divisent en infanterie de ligne et infanterie légère; mais, au contraire de la cavalerie et réserve faite pour les peltastes, l'infanterie légère des Lagides semble se recruter uniquement de mercenaires : les Crétois sont des archers ; et les Thraces et les Galates, s'ils n’ont pas d'armes de jet, tiennent par leur armement une place intermédiaire entre l'infanterie de ligne et les Crétois,
Les Indigènés!.
Les indigènes fournissent à l’armée des cavaliers et des fan tassins. Les uns et les autres paraissent réunis dans des détachements nommés hazpytu. C’est tout ce que l’on en connaît; et la seule question à discuter est celle de savoir quels soldats sont désignés par l'expression : of &v tût oroxtrixüt oepéueret?. Il semble que ce soient les indigènes qui, depuis Philopator, servent dans l’armée, mais ne sont pas clérouques.
L'expression of èv rüt otpattwuxüt gepéuever est connue par le papyrus 63 du Louvre, une circulaire du diœcète Théon, de l'an 6 de Philométor. Sur la plainte des wéymweot d'Alexandrie, Théon prescrit aux fonctionnaires sous ses ordres de dispenser de la corvée certaines catégories de personnes; par contre, on doit employer à la culture de la terre royale le bétail de tous les oroxtsvémevor. Les mots ct stoxrevèuesva désignent évidemment d’après le contexte, comme à l'ordinaire, tous € ceux qui servent dans l’armée », les soldats et les officiers jusqu'aux stratèges
4. Sur les corps indigènes dans l’armée des Lagides : H. DRroYysEN, p. 162 et n. 3; Lumexoso, Recherches, p. 229; Souugarr, pp. 58 sqq.; P. M. MEYER, p. 7. 2. Sur cette question, cf, : Scuugarr, pp. 64 sqq.; Boucué-LacLercQ, p. 9, n, 3,
inclusivement'. Les catégories dispensées de la corvée sont les xx, indigènes et civils, les véyuo, indigènes, soldats et clérouques, et, intercalés entre eux, les ëv r&: orparwurinüt gepévsvor®; leur place dans l’énumération permet de présumer qu’ils sont eux aussi de race égyptienne. Du fait « qu’ils ont peine à tirer leur subsistance de ce qui est mis à leur disposition par le Trésor royal’ », on ne peut conclure que ce sont des mercenaires‘; cette phrase s'applique très bien à des soldats indigènes, aux £v tôt stpatwrixût gspépeva, si l’on suppose qu'ils ne sont pas clérouques, et qu’ils fournissent un service actif. — Ils ne sont pas clérouques, puisqu'ils sont formellement distingués des p#yye:; et leur service est un service actif : les individus qu’on doit dispenser de la corvée sont ceux ( qui peinent
nuit et jour à la ville (v +% réka, à Alexandrie) dans les services publics (eis rs herrousyixe) et tous les autres qui ne peuvent fournir la corvées »; ces derniers forment la catégorie appelée Auot, & habitant les villages, qui, faute du nécessaire, gagnent leur vie en travaillant » ; les premiers sont les indigènes qui servent; parmi eux, les uns sont payés par une dotation clérouchique : ce sont les uæzvo; il reste que les autres, payés probablement par une solde et des distributions, +4 x =05 Baciarod x104peva, soient les ëv rüt otoatwtwüt çeoéuevor. On pourrait objecter que, s’ils servent dans l’active et à Alexandrie, aucun fonctionnaire ne pourrait les contraindre à la corvée. Mais tel n’est pas l’objet de la plainte qui a donné lieu à la circulaire ici commentée; ce qu'on à signalé au diæcète, c’est « l'oppression cruelle de ceux que les péyye (et ceux qui leur sont assimilés), ont laissés dans leurs foyers” », c’est que les mesures prescrites pour la corvée sont appliquées par les fonctionnaires « même à tous les autres qui sont inscrits sur la liste du yévos* », c’est-à-
. Col. VI, 11. 4-5.
. Col. IV, 11. 100 sqq.
. Col. IV, IL. 104-5.
D DR dans P. Tebl. 1,5, n. 468, p. 41.
. Col. IV, 11. 401-103.
. Col. I, 11. 23-95, . Col. ], 11. 29-30.
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