H. DRoYsEN, p
9, Rice duadoynv Ts oroateuäc (Dionore, XVII, 42); 3.000 au printemps de 333 (Rüsrow et KôcuLy, p. 249); 6.000 en 331, (Iv., p. 251).
BACH AI p.128.
4, Dionore, XVIII, 12, 2,
36 LES CLÉROUQUES ET LES TAG ÉTLyovñs
tion; mais on ne peut prouver que les nouveaux citoyens, les émigrants qui les peuplent, aient été tenus au service militaire comme les vassaux de Philippe. Les Maxeèéve menacent de diminuer et de disparaître, faute de population où ils puissent se recruter.
Il est donc vraisemblable que, d’une part, Sôter tenait à conserver une armée régulière non indigène et que, d'autre part, il éprouvait de grandes difficultés dans son recrutement. Il fut ainsi obligé d'admettre parmi ses Maxsdéves des soldats de race hellénique; et sous ses successeurs, peut-être même dès son règne, il s’y glissa aussi des recrues d’origine non-hellénique et asiatique‘. Ces recrues prenaient du service par un engagement volontaire, dont la réglementation et les conditions restent inconnues, mais qui se distinguait très probablement de l'engagement des mercenaires en ce qu’il était individuel et non collectif*. Il serait extrêmement intéressant de savoir pour quelle durée était contracté l’engagement. Mais qu'il l'ait été pour une campagne, ou jusqu'à un âge donné, ou pour toute la vie du soldat, il a dû amener Sôter ou Philadelphe à créer l'institution des clérouchies. S'il était limité à la durée d’une campagne, le recrutement de l’armée régulière pour la campagne suivante était remis en question. Si le soldat devait servir jusqu’à un âge fixé pour la retraite ou jusqu’à sa mort, il fallait le loger et l’entretenir dans l'intervalle des campagnes, mais c'était imposer au Trésor le fardeau d’une armée active permanente. Enfin, à supposer qu’il y ait eu des vétérans, il était juste et habile de les récompenser en leur donnant des terres. De toute façon, l’idée devait s'imposer à Sôter et à Philadelphe de fixer au sol de l'Égypte les engagés volontaires sans les maintenir dans le service actif. Il se peut d’ailleurs qu’elle n’ait pas reçu dès le début tous les développements dont elle était susceptible; que Sôter n'ait songé qu'à récompenser des vétérans ou des familles de soldats morts à son service*; et que dans la