‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 56 sur 332 · Ch. 1er, p · texte numérisé non relu

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pour ces corps que pour l’armée régulière; les Lagides ont eu moins de mal que quiconque à trouver des mercenaires; en pareille matière, l'argent est la grande affaire, et les Ptolémées n'en manquèrent pas; néanmoins, lorsque se préparait une grande campagne, il devait se produire sur les marchés à soldats de la Grèce et de l'Orient une hausse du mercenaire; les engagements pouvaient être moins faciles et plus lents; mieux valait, à tout prendre, rendre plus stable cet élément par excellence instable de l’armée en lui appliquant dans une certaine mesure le système clérouchique. L'institution des clérouchies de mercenaires ne répond pas à une nécessité; elle constitue une amélioration du recrutement. Parfois aussi, l'établissement des mercenaires en clérouchies n’est qu’une mesure politique, destinée à les éloigner de leur garnison, d'Alexandrie notamment, quand on n’est pas sûr de leur fidélité; tel est le cas, au témoignage de Polybe, pendant la régence d'Agathocle!.

Enfin le système clérouchique fut conservé pour les péter égyptiens. La continuité de l'institution de l’époque pharaonique à l’époque grecque est extrêmement vraisemblable. A supposer que le caractère militaire des paywe se soit atténué sous la domination perse, le régime a cependant subsisté : les väæyuot ptolémaïques, soldats dès 312 et appariteurs au ni sièele, sont des indigènes?. Il aurait été contradictoire de priver les væyuot de leurs x\ñpct au moment où les dotations de terres, dont ils donnaient le modèle, étaient étendues à l’armée régulière; une pareille mesure n'aurait pu s'expliquer que par un sentiment de défiance à leur endroit comme à l'égard des autres indigènes ou par la nécessité de se procurer des terres pour établir les réguliers et les mercenaires en clérouchies. Or, cette défiance n'existait pas, puisque les p#ytot étaient employés dans la police, l'armée et les flottes; et la dotation des réguliers et des mercenaires a pu être faite sans les déposséder complètement. À en juger d’après Hérodote, les paywot auraient possédé de

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