‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 57 sur 332 · Héropore, Il, 144 et · texte numérisé non relu

Héropore, Il, 144 et

Ur LES CLÉROUQUES ET LES TA éttyovis

son temps près de la moitié du sol de l'Egypte; mais la tenure de chacun d’eux avait une contenance de 12 aroures au v° siècle avant J.-C.; au ur° siècle, les xA%90: d’indigènes sont au plus de 5 aroures'; il y a done eu réduction; quels qu’en soient les auteurs, elle a laissé des terres disponibles. D'autre part, l’installation des clérouchies a été contemporaine de la mise en état d'espaces considérables qui, aménagés au moyen de canaux et de digues, ont été allotis aux clérouques; c’est notamment le cas pour la Afpvr qui devient sous Philadelphe le nome Arsinoïte et dont plus des deux tiers sont ouverts à la culture”. De plus, après un certain laps de temps, quand la population celérouchique a atteint un chiffre donné, suffisant au point de vue militaire, l'établissement en clérouchies peut se ralentir, d’autant plus que la mort crée des vides parmi les clérouques et laisse des tenures disponibles. En dernier lieu, si les paæyyor ont été seuls de tous les indigènes admis à servir avant 218, c’est à cause de leur condition sociale particulière, parce qu'ils formaient une classe presque héréditaire de guerriers ; l'existence de cette classe était liée à la jouissance des xAñoc; il importait donc au point de vue militaire qu'ils continuassent d’être des clérouques; si le système clérouchique est conservé pour eux, c’est par une raison identique à celle qui a dicté la création des clérouchies de l’armée régulière.

Étendue aux mercenaires, conservée pour les soldats indigènes dès le 11° siècle, l'institution des clérouchies reçoit au n° siècle un nouveau développement, qui s'accompagne de transformations dans le vocabulaire : l’organisation en clérouchies est appliquée à des fonctionnaires voisins des soldats, ceux de la police *; en même temps et par le fait même, le sens du terme xAnpciyes s’élargit, et le mot xétomos apparaît dans la langue militaire, non pour le remplacer, mais dans l’acception plus restreinte de soldat clérouque non indigène.

Ce fait a été mis hors de doute par la publication des papyrus

LACS CR AV IEND ANS 2 CL Ch NT; .p. 167-112:

3, GrenreLz et Hunr, P. Tebl. 1, App. [, p. 550,

de Tebtunis. La distinction des clérouques et des catœques avait fait auparavant l’objet de plusieurs théories ‘. On a d’abord vu dans les xérowot des clérouques qui, ne possédant pas de terres, étaient logés dans les villes?; mais ceux qui sont connus par les papyrus de Tebtunis sont possesseurs fonciers dans différents villages; certains ont pu naturellement vivre à la ville et louer leurs xAñoct ; ils ne sont xätoet toutefois qu’en tant qu'ils possèdent des tenures; cette première explication doit être aujourd'hui abandonnée. On a supposé* qu'il n’y avait aucune continuité entre les xAnooëyo. du 11° siècle et les xaroumot du n°. Cette théorie, proposée à une époque où l’usage du terme x\npoüyos au 11° siècle était inconnu, se rattachait à une vue générale du développement de l’armée ptolémaïque, dont on a fait plus haut la critique : les xéroet auraient été les péyyo de l’armée active après leur libération, conservant dans la retraite leurs x1%pcr en toute propriété, et non plus comme usufruitiers ; mais sur ce point particulier, les xätome du’ n° siècle n’ont jamais eu que la possession restreinte et conditionnelle de leurs terres‘; et d’une façon générale, les catæques ont les mêmes caractères que les réguliers clérouques du 1° siècle; les noms des catégories clérouchiques, la contenance, nominale tout au moins, des tenures sont identiquement les mêmes. Si l’on compare leur situation non plus à celle des clérouques du’ ire siècle, mais à celle des autres tenanciers, leurs contemporains, la relation des catœques aux clérouques est celle de la partie au tout; et les tenures des uns et des autres sont réunies sous l'appellation commune et primitive de yñ xAmpouyrxf *. Il reste néanmoins à expliquer comment le mot xareos s’est substitué pour certains tenanciers au mot xAreoüyes; le fait paraît d'autant plus étonnant que, dans la langue du1v° et du 1° siècle,

4. Sur cette distinction et les sens attribués au mot xatoxos, cf. P. Tor. Il, pp. 6-8 (A. Pevron); P. Petr. I, pp. 42-3 (Mauarrv); P. M. Mever, pp. 69 sqq. — Au contraire, Souusanrr, p. 41 et n. 3.

2, Manarry, loc. laud.

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