‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 58 sur 332 · Cf. ch. VIT, pp. 224 sqq · texte numérisé non relu

Cf. ch. VIT, pp. 224 sqq

5. GRenreL et Hunr, P. Tebl, I, App. [, p. 545-6; cf, p. 557.

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90 LES CLÉROUQUES ET LES tÿs éntyovàc

le terme de xär2:x2< avait, on l’a vu, un sens plus général que celui de xAmpoëyos. La situation des clérouques d’origine grecque ou étrangère était trop semblable à celle des xéromet et des xarotxodvres pour que, dès le 11° siècle, les dérivés du mot xazoxos, sinon le mot même, ne servissent déjà à la caractériser ‘; cet usage prépara l'emploi du mot xäroxos au sens restreint de « soldat bénéficiaire ». Puis, lorsque le mot xAnpsüyes et ses dérivés eurent compris dans leur extension les clérouques de la police comme ceux de l’armée, on remarqua que, parmi les clérouques, les réguliers et les mercenaires étaient seuls en principe de race non indigène, tandis que certains policiers et tous les mot étaient égyptiens; parmi les idées exprimées par le terme xärowes, celle d’origine non indigène frappa plus que celle d'établissement à demeure et le mot parut naturellement s’appliquer aux clérouques de l’armée régulière et mercenaire. L'usage n’en fut peut-être pas d’ailleurs aussi général qu'on pourrait le supposer; le mot xAnpoüyes reste employé même pour des soldats non indigènes jusqu'à la fin du n° siècle ?; peut-être usa-t-on du mot xéroxos surtout dans les régions où il n'y avait guère d’autres étrangers installés à demeure que les soldats. Les deux termes ne sont pas en tout cas synonymes et il y a plus entre eux qu’une « nuance décorative* » du côté des xäromo : une différence, au moins théorique, de nationalité.

L'époque où s’est produite l’extension des clérouchies à la police ne peut être précisément déterminée. Un des officiers de police clérouques a reçu sa tenure de Philopator, c’est-à-dire avant ou en l’année 204* : la pratique de donner des xAñpot à la police remonte au moins à cette date, avec cette réserve qu’on se trouve peut-être alors au début d’une évolution lente : c’est en tout cas un éerminus ante quem. I] ne semble pas qu’on puisse trouver d'autre {erminus post quem que le début du

1, E. g.: P. Pelr. II, 81, 1. 8 9; — P. Magd. 15, Il, 1-2,

2. Ostraka, nn. 1496, 1828; P. Tebl. J, 5, 1. 90; — 89, 11. 52 et 64; — 104, 1. 5; — 124, 1. 34 (de 118 à 113 av. J.-C.): P. Reën., 91, L. 4; — 92, 1. 31 (444-107 av. 1-0).

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