Boucé-LecLerco, w
4, Paatauchos, fils de Pantauchox, l. Tebl. 1, 62° 11, 34-35 (1192118 av, J.-C),
même règne. Les textes qui concernent les rotxovräpouoot Dukws! ne donnent aucune indication à cet égard; car si l’un de ces clérouques est encore qualifié de xAnpcüyos dans un papyrus Petrie qui date de l’an 7 d'Evergète [‘ ou de Philopator, des individus provenant de ce corps ne passent parmi Les xärewxe: que sous le règne d’'Epiphane*. Mais un papyrus Petrie, daté des années (financières) 26 d’'Evergète et 2 de Philopator et donnant les totaux des taxes payées par les clérouques, n’en mentionne pas d’autres que des soldats*. Le règne de Philopator paraît done avoir été l’époque du développement des clérouchies (221-204).
Fut-ce un dessein lentement réalisé ou une mesure générale rapidement exécutée? On l’ignore. On ne sait pas davantage quelles en furent les raisons ; mais on peut conjecturer que cette organisation de la police ne fut pas sans relation avec les troubles intérieurs qui éclatèrent vers 216 : au n° siècle les grands établissements de pæymo dans certaines parties de l’Arsinoïte ont suivi l’œuéla du règne d'Evergète Il°; et l’on peut voir dans la dotation des forces de police par Philopator à la fois une satisfaction donnée au sentiment national égyptien, une facilité assurée au recrutement de la police et de l’armée, et une récompense accordée à des fonctionnaires dont la tâche devenait chaque jour plus difficile.
Enfin peut-être y a-t-il eu encore une nouvelle extension des clérouchies à partir de la fin du n° siècle. Un papyrus de Teb-
1. P. Petr. Il, 38 (a), 1. 7, cf. LI, 34 (b), 1. 7 (an 7 d’Evergète ou de Philopator); P. Tebt. I, 62, 11. 46 sqq. (119-8 av. J.-C.).
2. P. Tebl. 1, loc. laud. — Il ne serait pas nécessaire d'établir que ces xptxxovrépoupo: Puiéwç sont des policiers promus soldats; l'emploi officiel du mot xéroixoc dans le sens de : clérouque de l’armée, n’est possible que du jour où les institutions clérouchiques sont étendues à la police; il suffirait donc que les rpraxovräapoupor PUXÉwG, soldats ou policiers, devinssent xétotxot antérieurement à 204, et fussent dits xAknpoëyo: jusqu'à leur entrée dans la catœæcie, pour qu'on eût le terminus post quem cherché. Dans les papyrus de Tebtunis, un certain Aphthonétos, dont la dotation date de Philopator, est considéré comme xgrouxoc, sans être ainsi nommé. Cf. P. Tebt. 1, p. 249, n. 51, et app. I, p. 551. — Il s’en faut en tout cas de peu que Pocyse en parlant des xarowo en 218 (V, 65, in fine) n'ait employé le terme technique approprié.