Ch. IT, pp. 30 et
LA SITUATION MILITAIRE DES Ts éttyovñs D1
Cette postérité est celle des clérouques. Les textes papyrologiques montrent qu'ils sont fils de colons étrangers; mais tous les fils de colons ne sont pas r%ç äryovñc. Si r% Emeyovñe signifiait seulement € né en Égypte », tous les individus qui ne font pas suivre leur ethnique, politique ou démotique de cette mention, seraient des immigrés de fraîche date; la plupart des colons de race hellénique seraient de nouveaux arrivants, — conséquence inadmissible‘. De plus, les 1% irryovñs sont étroitement mêlés à la vie des clérouques ou, pour mieux dire, leur vie est la vie même des clérouques. Les témoignages des historiens relatifs aux ér{yovor d'Alexandre doivent être ici rappelés ; et, sans identifier les rñc émryovñc à ces éx!yowc: qui servent comme leurs pères à leur tour dans l’armée, on peut insister sur ce point que les fils des soldats ont été qualifiés de ce nom de « descendants » dès l’époque du grand conquérant; entre l’armée et les clérouques du 11° siècle, il ne peut y avoir d'autre différence que celle du tout et de la partie, et les fils des soldats ptolémaïques sont dans bien des cas, sinon dans tous, fils de clérouques ; de plus, si l’on en croit Arrien?, les irfyovo: provenaient en partie x ty méAcwv Trov vecxtioruv, C'est-à-dire des colonies militaires, ou, pour employer la langue des Lagides, des clérouchies d’alors. Ce précédent explique que le nom de rs irryovñs ait été donné à des fils de clérouques.
On tend même généralement aujourd’hui* à restreindre davantage le sens de l’expression 1% iryovñc et à tenir cette qualification pour réservée au fils aîné du clérouque, successeur désigné de son père dans la possession du xXñses. D’après cette théorie, cette mutation se fait au décès du père; le fils aîné, qui jusqu'alors à été rs Emryov%e, devient clérouque; ainsi s'explique que les clérouques ne possèdent pas la Æbera testamentifactio : si l’État confisque le zAñpsç ou le met sous séquestre à la mort de son possesseur, ce n’est pas seulement pour affirmer