P. Lille, 4, notamment Il. 32 et 26-27 (218-7 av. J.-C
3. Ibid., intr.; cf. P. Hib. 1, 81 (239-8 av. J.-C.); cf. ch. VII, pp. 230 sqq.
4. Sur ce point particulier, cf. ScauBarT, pp. 24-5, qui voit en eux de futurs
clérouques exercés auparavant « quovis modo adjuncti legioni »; P. M. Meyer,
LA SITUATION MILITAIRE DES TA éntyovñs 61
pourquoi, seuls de tous les fils de colons, ils portent une dénomination spéciale; puisqu'ils sont fils de soldats, c’est dans l’organisation de l’armée qu’on en doit chercher la raison. On arrive ainsi progressivement à accorder aux ris éryovñs une grande importance. Tout d’abord, le xAñsos ne se transmet héréditairement, à la fin du ni siècle et au n°, que si le clérouque a des fils, av draoywnv adrût viott; il n’y a que les mâles à perxhau6avew? la tenure de leur père : c’est que celui des rs éxryovic qui devient clérouque en héritant, assume non-seulement les charges fiscales, mais aussi les devoirs militaires inhérents à la possession du xAñsoc; s’il en avait été autrement, l’armée disponible aurait disparu et la quantité des terres à distribuer à de nouveaux clérouques aurait diminué; le principe des institutions clérouchiques implique qu’en héritant des droits on hérite des devoirs. Parmi les ss irryovñs de la fin du ri siècle et du 11°, certains sont appelés à être un jour clérouques, donc soldats. — Mais il faut aller plus loin. Ce +%s< irryovñs, qui, devenu clérouque, peut être mobilisé au premier jour, doit avoir été formé au métier des armes : où et quand l’est-il? L'hypothèse la plus plausible, c’est qu'il ait reçu l’instruction militaire quand il était encore jeune, dans les corps d’éxiyov; les témoignages relatifs aux rñs éxyovÿs et aux ërtyovor, contradictoires si l’on suppose une identité absolue entre les uns et les autres, se concilient ainsi; parmi les +35 érryovs de la fin du 1° siècle et du rr° siècle, il y a donc non-seulement des soldats éventuels, mais aussi d'anciens enfants de troupe, d'anciens ëryovot. Et cette situation était très probablement déjà celle de certains au moins des rs érryovs avant Philopator : même sans être assurés de se voir un jour attribuer la tenure possédée par leur père, il en est qui ont dû servir comme enfants de troupe.
pp. 73-75, pour qui l’armée territoriale des épigones n'existe que sur le papier (le service y est « une sinécure ») cf. ci-dessus, p. 54; P. Viereck, dans : Bursian, 1907, p. 146, qui les considère comme des recrues éventuelles et ne parle pas par conséquent d'éducation militaire.
AP Lille, 4,.1.32;
2, Terme technique employé dans les P. Tebl., I, 61 sqq., passim; cf. ch. VI, pp. 188-9 et 191.
62 LES CLÉROUQUES ET LES TAç émtyoyAc
C'était un moyen d'assurer le recrutement de l'armée qu’Alexandre avait déjà employé; c’est lui qui avait donné aux enfants de troupe ce nom d’épigones qui se retrouve dans l’armée ptolémaïque. Plus précisément, au témoignage de Justin, ces enfants remplaçaient dans l’armée leurs pères vieillis, infirmes ou mécontents ; et sans qu'Arrien le dise formellement, il semble bien que les 10.000 Macédoniens renvoyés en Macédoine sous le commandement de Cratère devaient être suppléés par leurs fils*. Justin ajoute que cette coutume se perpétua chez les successeurs d'Alexandre; et si dans l'Égypte ptolémaïque le clérouque âgé, incapable de servir, n’était pas dépouillé de sa tenure?, il était très vraisemblablement suppléé par un deses fils, ancien értyovor,
qui le remplaçait après sa mort. Par là l'institution des clérouchies était complétée : les Lagides trouvaient parmi les fils de clérouques des recrues exercées dès l’enfance*. Le métier des