‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 67 sur 332 · Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p

3. Ce sont peut-être ces remplaçants, ces « surnuméraires » (Boucaé-LECLEKCO, p. 40), qu’il faut voir dans les xpocypdvor connus par P. Lond. 11, 218; P. Goodsp. 8; P. Cairo 10.366; auxquels il faut ajouter P. Lond. Ill, 819 et S81 (123 et 102 av. J.-C.) et une inscription de la collection Golenischeff: je n'ai pu trouver la petite brochure Aus der Sammlung Golenische/f, où Priik l'a publiée et j'en dois le texte à l’amabililé de M. W. Schubart :

['Yrèp Bact\éwc Hrokeuaiou xa\] Baou)éws IIrolsuatou tod ade)poù xat Baotkioons Kicondroas the adslpnc

5 Oeoy Drhomatopwy ot à’ Tepwvüpou roù ap[yioloux- TopÜhAZxOS xAŸ GTEATAYOÙ roocyplao]ot toit D'AULÉ“E.

Le terme technique cauéa, ou plus correctement omuata, dont le sens doit être étymologiquement le même que celui du latin vezi//alio, ne s’est encore rencontré qu’à propos des émiyovor; le mot onueïoy, qui est vraisemblablement son substitut, est employé une fois avec le mot otpatiotar, une autre fois avec le mot vsavi6xo, qui signifie très probablement « recrues » (cf. ch. III, p. 103, n. 9); peut-être les enfants de troupe (éx!yovoi), certains d’entre eux s’engageant dans l'armée (veavioxo!), les remplaçants de clérouques ayant à se réentraîner aux exercices militaires (tpocypäyot) étaient-ils groupés en omuéx. Du rapprochement de P. Lond. 111, 879, 880 et 1206, on peut conclure, semble-t-il, que les rpocypäpo. n'étaient pas fils de clérouques, mais plutôt de sÿe éteyovñc: Panob-

LA SITUATION MILITAIRE DES Tac émryovas 63

armes devint ainsi héréditaire dans les familles de soldats établies dans la yw6p4 comme chez les émet pharaoniques; la possession héréditaire du xAñsos dans ces familles fut sans doute la conséquence légale du changement ainsi introduit dans les mœurs. Pour constituer ces familles de soldats, l'État fit même peut-être du passage des fils dans les corps d’iriyove: et de leur engagement éventuel la condition de la dotation clérouchique du père ‘. — Dès l’origine, certains des +ñ%ç ëmryovÿs sont donc d'anciens érfyover. Mais une difficulté subsiste encore. Lorsqu'un clérouque n'avait qu'un fils, celui-ci le suppléait, le cas échéant, et lui succédait dans l’armée, parfois aussi au 11° siècle et toujours au 11° dans la possession du xAñpos; mais que se passait-il quand le elérouque laissait plusieurs fils ? étaient-ils tous étyove: ? était-ils tous soldats? qui d’entre eux devenait clérouque, après Philopator ? Ce qui est sûr, c’est qu'ils ne devenaient pas tous soldats ; autrement, il n’y aurait pas de +ÿs èrryovs ; tous porteraient une qualification militaire. De deux choses l’une par conséquent : ou l’un des fils du clérouque a été choisi comme futur riyoves, futur soldat et, après Philopator, futur clérouque, — ou tous ses fils étaient iriyovor, et c’est parmi ces anciens érfyover que l’État choisissait le suppléant ou le successeur du père dans l’armée (ou dans l’armée et dans la possession du zXñocs à la fois, selon les époques). Cette seconde hypothèse est la plus vraisemblable, au moins pour la fin du ri siècle et le 11° : autrement, quand tous les fils d’un clérouque sans exception sont

aurait été préparé à ses devoirs de clérouque; il y aurait eu contradiction entre la situation de droit et la situation de fait. D'autre part, à toutes les époques, l'État a eu intérêt à donner comme suppléant ou successeur à un soldat infirme ou décédé

chounis est roy rposypégw à 40 ans environ eu 123 av. J.-C. (P. Lond. III, 819, 11. 20-1) et rñc émyoync vers l’âge de 60 ans en 99 av. J.-C. (P. Lond. II, 1206, 1. 16); son père, Totoès est encore +7 émyovhç en 113 (P. Lond. II], 880); cf. ci-dessus, p. 58, n. 2, Aussi verrait-on volontiers dans les mpocypago: des ris meyovñ: de la seconde génération, petit-fils de clérouques, remplaçants désignés de rc éreyovnce déjà àgés ou indisponibles.

1, Cf, ci-dessus, p: #1,

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l'homme présentant l'aptitude physique et militaire le plus développée. En obligeant tous les fils de clérouques à servir parmi les ëxiyevo, il se réservait la liberté de choisir entre eux celui qui se serait déjà montré le meilleur soldat. Mais si le suppléant ou successeur éventuel avait été choisi parmi les fils du clérouque à la fin de leur service comme ériyover, ce choix n'aurait été définitif qu'après de longues années, étant sujet à changement, si un cadet était reconnu meilleure recrue que ses aînés; il aurait pu être prématuré et fâcheux, si les maladies ou les accidents diminuaient l’aptitude physique de l’ancien irtyovos; la mort pouvait même priver l’armée du suppléant ou successeur primitivement désigné. Pour toutes ces raisons, tous les fils de chaque clérouque furent vraisemblablement tenus de servir parmi les Eriyovos; mais c’est seulement après la mort du père que l’administration choisit parmi eux au ie siècle le soldat qui le remplaçait, et qui parfois fut aussi son successeur dans la possession du xAñçcs ; et c’est seulement après sa mort qu'à partir de Philopator tous se firent inscrire‘ comme successeurs éventuels dans le service et la clérouchie : alors, sauf exception, un seul était choisi par l’administration à la fois comme soldat et comme clérouque*. Ainsi le passage dans les corps d’éxiyover apparaît comme une sorte d’éphébie, où les fils des clérouques, parmi lesquels seront pris les futurs soldats et les futurs clérouques, se préparent à leurs devoirs militaires éventuels ; les +ÿs érryovàs constituent dans leur ensemble une réserve de recrutement pour l’armée régulière *; après leur service comme enfants de troupe, ce sont, sauf vocation militaire

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