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2. Peut-être se passait-il un certain temps entre la régularisation de la succession et l'affectation à un corps; dans cet intervalle, le nouveau clérouque aurait Êté rov oÙrw Ürd immäpynv; Cf. une autre explication de cette expression, proposée ci-dessus, p. 42, n. 1.
3. C'est dire que cette solution de la question des rñç émyoväc est voisine de celle de Viereck; elle la précise en ce qui concerne la relation des TAS ÉTLYOVAS aux institutions clérouchiques, et la complète en donnant une réponse au « quovis modo adjuncti legioni » de Schubart (p. 25). D'autre part, tandis que pour Viereck on est rs émyovAs dès la naissance, je tendrais plutôt à croire que l’on ne porte cette qualification qu'après avoir passé par les corps d'ét!yovoz.
LA SITUATION MILITAIRE DES tàs éttyovñc 65
particulière, des civils qui vivent le plus souvent dans la y6o7, auprès de leur père, parmi les clérouques : aussi ne portent-ils aucune qualification militaire, excepté peut-être l’énigmatique hEUTOUDYIS |.
La considération des classes de population appelées à servir a dominé l’organisation générale de l’armée ptolémaïque comme de toutes celles de l'antiquité; le problème du recrutement s’y est subdivisé en autant de parties qu’il y a eu d'éléments constitutifs de l’armée. Dans le recrutement des corps indigènes et des corps mercenaires, les Lagides n’ont rencontré aucune difficulté; les populations indigènes étaient par nature des populations stables, attachées au sol de l'Égypte; quant aux mercenaires, c'était affaire d'argent. Mais Sôter et ses successeurs ont dû créer à la fois, ou peu s’en faut, leur armée régulière et la population dans laquelle elle se recrutait; ils trouvaient des soldats par l'engagement volontaire; ils les retrouvèrent toutes les fois qu'ils en eurent besoin, en les établissant en Égypte par l'institution des clérouchies; cette population militaire ne pouvait rendre cependant tous les services qu'on était en droit d’en attendre, que si le service militaire était une obligation héréditaire dans les familles de soldats; aussi les fils de clérouques durent-ils tous servir dans les corps d'enfants de troupe; lorsqu'après y être passés ils entraient dans la vie civile, l’État était toujours assuré de recruter parmi eux, le cas échéant, des soldats exercés et des clérouques. Le système parut assez bon pour qu’on l’étendît à certains corps mercenaires.
Grâce à lui, la mobilisation de l’armée fut facile et les Lagides eurent une forte armée active en temps de guerre, mais non une armée permanente. On peut résumer la comparaison du pied de paix et du pied de guerre dans le tableau suivant:
1. Aercoupydc, ayant le sens général de « qui remplit un service public », pourrait désigner celui des rh émeyovñs qui remplace son père de son vivant et doit lui succéder après sa mort.
66 LES CLÉROUQUES ET LES tñç értyovñs RECRUTEMENT PIED DE PAIX PIED DE GUERRE Régulier : Garde. Garde.
Clérouques de la garde.
Clérouques de la cavalerie.
Clérouques de l’infante- T IE:
Mercenaire : | Garde. Garde.
Quelques corps de ca-[Les corps du temps de valiers et de fantas-| paix.
sins. Clérouques mercenaires.
Mercenaires recrutés nou:
vellement.
Indigène : émhELTOL ÉTÉAEATOL.
véæyue d'Alexandrie. |uxye: de l’armée et des vavxhnooudytuor des troupes de marine.
postes du Nil.
ci Ev tot otoatiuTirün ge-loi év Tüt oTpattwTinüt pepc-
pCpLEvoL.
HLEvOL. |
Les subdivisions et les cadres de l’armée régulière sont done
les mêmes en temps de paix et en temps de guerre; ou plutôt, exception faite pour la garde, ils n'existent vraiment que lors de la mobilisation. Il n’y a pas de réserve, mais seulement une disponibilité dans l’armée ptolémaïque ‘; et tous les renseignements qu'on possède sur elle peuvent servir au même titre à l’étude de son organisation interne.
1. Sur le sens des mots oûvrayua et énirayux, dans lesquels P. M. Mevyen, pp. # el 27, a cru reconnaitre l’active et la réserve, cf. ch. ILL, pp. 85 et 95.