In , 1, pp. 359 sqq
fe In, 4014 p.396.
SD. Sp.
c’est Achillas qui commande les troupes égyptiennes! ; parfois les ministres se réservent un rôle plus modeste : Sosibios ne commande que la phalange à la bataille de Raphia?. Il est vraisemblable que le commandement et l’administration de l’armée en temps de paix retombent plus sur les ministres que sur le roi; on en a la preuve pour le règne de Philopator, nature molle et efféminée, il est vrai : la grande réorganisation de l’armée qui précède en 218 la guerre contre Antiochus est dirigée par Sosibios et Agathocle*; Scopas, vers 200, s'occupe personnellement du recrutement et se rend en Etolie, son pays, où il lève des mercenaires‘; plus tard, vers 187, le belliqueux eunuque Andronicos, ami d'enfance d’'Epiphane, intéresse le roi malgré Polycrate aux choses de l’armée et va lui-même en Grèce recruter des mercenaires”. Les rois, quand leur âge le leur permet ou quand leur caractère les y porte, les régents, les ministres ou les favoris sont selon les époques et les cir-
constances les chefs de l’armée égyptienne.
Les Stratèges:.
Le commandement supérieur a sous ses ordres immédiats des officiers généraux, nommés oroxrnyct, stratèges. Ce mot désigne à la fois un grade et une fonction ; il désigne ur grade, le plus haut de la hiérarchie, conformément à son sens originel, purement militaire ; il indique aussi les fonctions confiées aux officiers de ce grade, mais non sans quelque confusion et incertitude parce que ces fonctions varient : tantôt elles ne soni que militaires, et l’on pourrait dresser toute une liste de ces stratèges connus par des auteurs, si l’on était sûr que les historiens et érudits anciens se servent toujours du mot orozrnyès et de sa