Cf. ci-après, pp. 95-6, et Addendum
4. Liste des éponymes à l’App. III. Le classement donné par P. M. Meven, pp. 23-5, doit être laissé de côté; sur le moyen de distinguer les réguliers des mercenaires, Cf. pl. bas, ch. IV, pp. 107-8.
5. 1l se pourrait que des textes fissent plus tard connaître des hipparques roy
deivos.
et peut-être dès Sôter, Andriscos, Eurymédon et Nicanor, sous le règne d'Evergète, rentrent dans cette catégorie. Enfin, on peut voir avec une quasi-certitude des officiers subalternes d'infanterie, supérieurs toutefois aux hécatontarques et appelés peut-être #yeuévse, dans les éponymes de ouvræymartx OU corps semblables : Patrôn, Idaios, sous Evergète' ; Komanos, Atthianaphas et Sthénélaos, Diados et ses fils, Pasinos et Dryton au n° siècle. Ce sont les seuls résultats précis qu’on puisse aujourd’hui obtenir en ce qui concerne le grade des éponymes.
L'usage de distinguer un corps par le nom de son chef vient probablement des armées mercenaires, où les officiers subalternes et supérieurs amenaient un contingent dont ils conservaient le commandement*. Il n’en faut pas conclure que les éponymes ptolémaïques ne commandent que des corps mercenaires : il y a eu des réguliers et des mercenaires, et peut-être à la fois, dans le détachement d’Etéoneus:; et l’on ne connaît que des réguliers dans les détachements d’Esopos, de Ménélaos, d’'Hippocratès (Philadelphe, Evergète et Philopator) et de Phyleus (Evergète)‘. Les détachements à éponymes peuvent donc appartenir à l’armée régulière et même être formés de réguliers et de mercenaires à la fois; ce dernier cas est cependant moins vraisemblable dans les grandes guerres, comme celle de Philopator contre Antiochus le Grand : l’ordre de bataille de Raphia, tel qu’il est connu par Polybe*, assigne en effet une place et un rôle nettement distincts dans le combat aux réguliers et aux mercenaires. Les unités tactiques à éponymes ne sont naturellement formées que des uns ou des autres exclusivement.
Les éponymes, et peut-être tous les officiers supérieurs, semblent avoir pu s’associer dans le commandement d’une unité tactique ou d’un détachement; par exemple on voitau n° siècle,