LES OFFICIERS SUPÉRIEURS
Les officiers supérieurs de l’armée ptolémaïque sont les hipparques et les #yepéves. L’hipparque commande l’irrapyls numérotée ou à ethnique; son grade est sensiblement équivalent à celui de colonel dans les armées modernes. Le mot #yeuov est pris à l’époque ptolémaïque dans diverses acceptions. On le traduit en général par Qofficier » et « officier d'infanterie », ou par « officier du grade le plus élevé‘ » ; mais ces traductions sont trop générales pour être suffisantes dans la plupart des cas. En réalité, il a trois et peut-être quatre significations différentes. En premier lieu, il signifie Q officier ». En second lieu, il peut se traduire par («commandant la place » où € commandant en chef », et non seulement par Cofficier du grade le plus élevé » ; ces mots pourraient faire croire que dans chaque corps le premier en grade, l’hipparque dans la cavalerie, dans l'infanterie le chiliarque était régulièrement qualifié d’aysuov *, ce qui n’est pas établi; un certain Sosipatros était, d'après une inscription de Schedia*, chiliarque et #yeuvv de cette place; mais c’est qu'il y commandait en chef; il y occupait une situation très analogue à celle des fyeuéves coloniaux, qui sont des commandants de place et pour lesquels le mot opobozpyos peut servir de synonyme à #yesuwv ‘; aussi ajoute-t-on à leur grade, hipparque ou chiliarque, le titre de leur fonction, de même que nous disons aujourd’hui : le colonel commandant la place ou
P. Grenf. 1, 18-21), qui ne sont pas xept av adrny en tant que tels, seraient appelés un jour à servir dans la garde (cf. ch. 1er, p. 23).