P. Petr. IT, 112, (e) et (f
technique. Les clérouques à 70 aroures font place au 11° siècle à des tenanciers dotés de 80 aroures'. On ne sait si ces derniers appartenaient à des hipparchies pseudo-ethniques; mais il se peut que dans la première moitié du 11° siècle ces corps aient échangé leur ethnique contre un numéro : il existait en 175 ou 165 une irraoyla deirepa rov E60ounuovrapoiouy, et dans les dernières années de la dynastie lagide il y avait encore une irrapyia rewrn rüY dydonroyTpobpwY *.
Les subdivisions de l’hipparchie portent le nom d'u ou au, qui est emprunté aux armées de Philippe et d'Alexandre. La fraction qu’il désigne n’a pas été la même dans l’une et dans l’autre; à l’origine, sous Philippe, l’ile est à la fois l’unité de recrutement et l’unité tactique de la cavalerie des hétaires; l’armée compte au moins sept ou huit iles, plus l’ile royale, ou cavalerie de la garde*; il en est probablement ainsi jusqu’en 331 ; à partir de cette date, l’hipparchie remplace l’ile comme unité supérieure de cavalerie et celle-ci devient une subdivision de celle-là : il y a deux iles ou plus par hipparchie. L’effectif de l’ile peut avoir varié de 180 à 250 hommes; ce dernier chiffre semble constituer un minimum après 331 *. Dans l’armée ptolémaïque, l'ile reste la subdivision de l’hipparchie; mais on ignore combien il y a d’iles par hipparchie; même absence de détails sur l'effectif ; au second siècle, en est pour Polybe le mot le plus près du latin éurma, escadron de 30 hommes : mais c'est une question de savoir si Polybe en traduisant ainsi le mot {urma à considéré l'importance numérique ou l'emploi tactique de l’eàn. On ne sait comment les iles étaient distinguées les unes des autres.
L'ile était commandée par l’ilarque. On a conservé les noms de quelques ilarques°®. On possède aussi ceux de quelques épi-
1. Cf. ch. VI, III : Le lolissement des lerres el les catégories de clérouques.
2. P. Amh. Il, 55 (115 ou 165 av. J.-C.); P. Tebt. Ii, 382, 1]. 32-33 (30 av. — 4 ap. J.-C.).