P. Hib. I, 30, 1. 13 et la note
8. Momie 107, V, col. 11, 1. 4. J'en dois la connaissance à l’obligeance de
M. J. Gilbart Smyly.
de Xénophon‘; et 3exaäoyne est employé par Polybe* pour désigner le décurion romain. Sans doute, l’un des dexamxoi connus dans l’armée ptolémaïque appartient à un détachement dont faisaient partie des fantassins, mais il y avait des déta-
chements de toutes armes.
L'Infanterie.
Les subdivisions de l'infanterie ptolémaïque sont moins bien connues encore que celles de la cavalerie. On rencontre pour les désigner dans les auteurs et dans les papyrus trois termes techniques au sens relativement précis, yuuaoyla, oûvrayua, £xaronaoyia, et plusieurs mots de sens vague et général : #yeuova, réyua, oûvraËs et peut-être taërs.
Il n’est pas absolument certain que le mot r6£t ait fait partie du vocabulaire militaire ptolémaïque; on ne le rencontre qu'une fois, dans un texte mutilé : ....]ré£ews me£üy raxrouicdecs*; et l’on croirait volontiers que le texte complet se lisait : ouv|ré£eus rev rœrrouisdoe, de même que dans une inscription d'Hermoupolis Magna : ypxuuatels ouvrdéews, le mot csûvraËs ayant évidemment le sens d’ « ensemble des troupes, garnison‘ ». La +éëx, qui dans l’armée de Philippe était à la fois le contingent fourni par chacune des circonscriptions militaires de la Macédoine et la subdivision la plus élevée de l'infanterie, semble d’ailleurs avoir disparu dans les réformes d'Alexandre en 324*.
Le mot räyua n’est connu à l’époque ptolémaïque que par le pseudo-Aristée dans l’expression brnpérns tüv rayuétwy°, par quelques papyrus dans les expressions rxyuarrxot brnpérou”, droits ræyuaros® et enfin par Polybe*. Il semble que le déterminatif . XÉNOPHON, Cyr., 2, 1. PODYBE AVS 20202:
PAGTrenf LM AIRe
Bull. Soc. Arch. Alex. 1908, n° 40 — Rev. Phil., 1908, p. 217, col. I, 1, 48-9. . H. Droysen, pp. 109-410, et p. 110, n. 1.
. Ps.-AristéEe, éd. Wendland, $ 26.
nAclensts 8102
. P. Rein. 14, 1. 31; 15, 1. 30 (npootéyuuros est un lapsus); 20, L. 30; 22, 1. 30. , PoLvysr, VI, 24, 5.
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TaYHATILÔS, TÜY taypatuy Serve uniquement à distinguer les hypèrétes militaires des autres hypèrétes qui foisonnaient en Egypte. Polybe emploie le mot r&yux avec orstoz et cuxla pour désigner le manipule romain; le fait seul qu'il propose trois traductions du terme latin affaiblit la portée de son témoignage ; d’ailleurs oxpz est employé, surtout à l’époque impériale, il est vrai, comme traduction du latin cohors, et l'équivalent exact de omuaix est vertllatio, c’est-à-dire détachement; si Polybe usait de ces mots dans leur sens propre, manipulus pourrait se rendre indifféremment par des termes désignant une fraction constituée ou un groupement de troupes indéterminé. Il paraît donc imprudent d’attribuer au mot r&yu: une signification trop précise et plus particulière que celle de « détachement », qu’il peut avoir dans l'expression : drnpÉTNIs Téyatoc.
Le terme d’éyeuovis * désigne la fraction commandée par l'éyevov. Mais léysuoy peut être * ou un officier supérieur, intermédiaire entre le chiliarque et le stratège, et l’éyeuovia serait dans ce cas un groupe de chiliarchies ; ou un officier subalterne, inférieur au chiliarque, supérieur à l’hécatontarque, qui a commandé l'unité tactique appelée sans doute cévrayux au 11° siècle, et le cévrxyux a pu prendre de son chef au n° siècle le nom d'éysuovia. Il est d'autant moins facile de choisir entre les deux hypothèses que l’ysuwv supérieur au chiliarque et le commandant du cévrayua sont l’un et l’autre des éponymes comme les chefs des #yemovix connues‘. La question reste insoluble dans l’état actuel de notre documentation. Mais l'officier supérieur dit ysuov où fysuov ir” avdoüv a dû nécessairement commander un groupe de corps d'infanterie, de chiliarchies, dont le nombre était probablement variable.
Le corps s'appelle dans l'infanterie ptolémaïque chiliarchie, gaoyla; il est commandé par le chiliarque, yXapyos. La chiliarchie était dans l’armée de Philippe et d'Alexandre une division