‹ Les Institutions Municipales de Péronne sous l'ancien régimeChapitre 20 sur 57 · Archives de Péronne, Lettre B, n · texte numérisé non relu

Archives de Péronne, Lettre B, n

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présenter comme un correctif à cette décision. Cet acte porte « que les éschevins quy seront eslu quoy qu'ils ayent fait charge la dernière année qu’ils ont été nommés eschevins, pourront encor esire nommés à des nouvelles charges. » Il s’agit là des échevins etnon des prud'hommes, et cet acte semble ne rien innover, car l’arrêt du Conseil d'Etat de 1674 n’interdit pas de renommer les échevins et mayeur sortanis ; mais seulement, comme nous le verrons, de les nommer plus de trois ans.

Voilà quels étaient les procédés d'élection jusqu’à la fin du xvu° siècle. On verra plus loin que malgré les tentatives de Louis XIV et de Louis XV, Péronne sut les garder intacts presque sans interruption.

L'élection était toujours restée populaire. Tous les habitants de la ville, des faubourgs et de la banlieue votaient quelle que fût leur condition. Et ce régime persista jusqu’en 1705. On prétend parfois que seuls, les bourgeois participaient à la nomination des magistrats, On a vu par l’énumération des professions classées dans les maireries qu’il n’en était pas ainsi pour Péronne.

Ce système d’élections à plusieurs degrés a soulevé bien des critiques. Il ne semble à Péronne en avoir mérité aucune. M. Pauffin dans sa thèse si remarquable sur l’organisation municipale dans le Nord et l'Est de la France, trouve ce mode de nomination compliqué et défectueux. Les faits sont là pour infir-

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