‹ Les Institutions Municipales de Péronne sous l'ancien régimeChapitre 21 sur 57 · ITS · texte numérisé non relu

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mer ce jugement sévère et prouver que tout se pas= sait chaque année avec une régularité exemplaire. S'il faut juger d'un système par des résultats, certes, on doit, en ce qui concerne Péronne, Le trouver excellent. À vrai dire, cela n'allait pas toujours sans incidents. Mais ceux-ci étaient le plus souvent soulevés par le Gouverneur ignorant des privilèges de Péronne, et d’ailleurs enclin à les vouloir violer sous de fallacieux prétextes d’irrégularités ou de fraudes. On pourrait en citer de nombreux exemples. En 1620 après les élections, sous prétexte de brigue, le Gouverneur «qui ne sçavait encor que c'estoit que ladicte élection » décida « qu'il fallait différer tant qu’il en eustadverty Sa Majesté, chose que pas un Gouverneur avant luy depuis 408 ans n'avait fait, qui ont laissé lesdits bourgeois et habitans faire pour ce regard ce qu'ils ont voulu », car « ces deffences failes par ledit sieur Gouverneur sont de cognoissance de justice contentieuse défendue à tous Gouverneurs par les arrests de leurs réceptions (1) ». D'où grande indignalion des habitants qui présentent une requête au roi, où ils exposent longuement tous leurs privilèges.

D'autres difficultés naquirent en 1683. Voici à ce sujet un curieux extrait du procès-verbal dressé par le marquis d'Hocquincourt Gouverneur de Péronneet

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