Archives de Péronne, AA
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Mais en 1692, le roi, poussé par un pressant besoin d'argent, créa des offices de maires perpétuels dans toutes les villes du royaume, sauf toutefois la faculté pour les dites villes de racheter moyennant finances les offices créés. C'était la ruine des libertés municipales là où, pour une raison ou pour une autre,le rachatne serait pas effectué. Aussiles lieutenant et échevins de Péronne s'’empressèrent-ils de solliciter du roi « le privilège d'acquérir ledit office de maire, sans faire aucune levée sur le peuple pour payer ladite charge, avec la faculté de la faire exercer à l’avenir ainsi qu’il a été fait par le passé. >» Conformément à l’édit leur demande fut agréée, et un arrêt du Conseil d'Etat du 20 décembre 1692 (1) dit que « le roy en son Conseil a uny etincorporé au Corps et Communauté de ladite ville ledit office de maire perpétuel, créé et ordonné être étably en icelle par l’Edit de Sa Majesté du mois d’août dernier, sans pouvoir en être cy-après desuny pour quelque cause et occasion que ce soit, sans que lesdits lieutenant et échevins soient tenus de prendre aucunes lettres de Provision pour ledit office ; ordonne Sa Majesté que l’élection d’un maire en ladite ville sera faite à l’avenir en la manière pratiquée jusqu'à présent, sans qu'il soit besoin que celuy qui sera élû et choisi pour faire
ladite fonction, prenne aucunes lettres de Provi-