‹ Les Institutions Municipales de Péronne sous l'ancien régimeChapitre 41 sur 57 · Dournel · texte numérisé non relu

Dournel

haussy mayeur, a donné ordre à l’ayde major de commander une garde de soixante-quatre hommes. Les papiers du lieutenant relatifs au service du roy sont remis au mayeur. À l’enterrement le mayeur en robe, accompagné de deux sergens à verge se rend à l'Hôtel de Ville pour prendre le corps municipal. Ils s’en vont à la maison mortuaire, deux gardes du Gouverneur marchant sur une ligne à la droite de messieurs et les sergens de ville à gauche. Le lieutenant général sort d’abord à droite, puis le mayeur qui forme une ligne à gauche. Le lieutenant criminel a suivi le mayeur et s’est placé derrière le lieutenant général ; le lieutenant de mayeur sort ensuite et se met derrière le mayeur. (Sortent alternativement les corps du bailliage et de l'Hôtel de Ville). Deux gardes du Gouverneur accompagnaient le corps, les deux autres le mayeur. Des décharges de mousqueterie ont lieu avant l’entrée à l’église, à l’élévation et sur la fosse. Au retour de Messieurs à l'Hôtel de Ville les quatre gardes du Gouverneur ont formé une ligne à droite de M. le mayeur et les sergens à verge de l’autre côté. Les gardes du Gouverneur et sergens de ville ont reconduit M. le mayeur en sa maison et l’un des gardes du Gouverneur s'étant détaché a été chez la veuve du lieutenant prendre la moitié des clefs du Gouverneur, et est venu les remettre à M. le mayeur à la porte duquel

la sentinelle a pris son poste ».

Dans toutes ces solennités il arrivait fréquemment des discussions sur les préséances. Le cérémonial fut réglé de façon minutieuse par une Déclaration du 19 août 1702 (1) concernant les magistrats municipaux en titre d'office. L'article XIII de cette Déclaration porte que dans toutes les cérémonies publiques, aux Ze Deum, processions générales et particulières les maires et leurs lieutenants marcheront à la gauche des officiers des Présidiaux, Baïilliages ou autres Justices Royales « un à un, et figurant avec lesdits officiers, et se croiseront les uns les autres dans les défilez, en sorte que le dernier officier du corps des villes croise le dernier officier desdits sièges ». L’article XV dispose que les maires auront en toutes rencontres, soit dans les églises, soit aux assemblées, ou de particulier à particulier les honneurs et le pas immédiatement après les présidents et les lieutenants généraux civils et avant tous autres officiers, et que les lieutenants de maires viendront après les lieutenants généraux de police et les lieutenants criminels et avant tous autres. L’article XVI réserve aux officiers municipaux un banc à gauche dans les églises, vis-àvis de celui du premier officier du corps du Présidial. Malgré cette réglementation les incidents étaient fréquents. En voici un exemple entre dix : Le jour de Noël 1731, à la grand’messe, ie mayeur en robe

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