‹ Les Institutions Municipales de Péronne sous l'ancien régimeChapitre 42 sur 57 · Archives de Péronne. Lettre B, n · texte numérisé non relu

Archives de Péronne. Lettre B, n

de cérémonie s’avance pour aller à l’offrande aussitôt après les marguilliers en charge, le lieutenant général du bailliage n’étant pas de la paroisse. Le lieutenant criminel se précipiter pour le précéder, et tous deux se trouvent en même temps en face du curé « entre les mains duquel le mayeur a baïisé la patène dans le milieu, tandis que le lieutenant criminel cherchait à la baiser de costé, comme il a fait (1) ». Il fut dressé acte de cette atteinte au privilège immémorial du mayeur de précéder tous les officiers du bailliage, à l'exception seulement du lieutenant général.

Citons pour terminer un petit incident qui se produisit en 1789 au sujet des places dues aux magistrats municipaux. Le 29 mars le tiers état s’était assemblé sous la présidence du mayeur et des échevins. Ceuxci s'étant placés sur l’estrade, on prétendit qu’ils n'avaient pas droit à cette place d'honneur. Finalement par respect pour l’autorité, l’assemblée les y

maintint.

1, G, Ramon. Chroniques péronnaises,

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