‹ Les Institutions Municipales de Péronne sous l'ancien régimeChapitre 46 sur 57 · Documents inédits réunis par M. E. Quentin · texte numérisé non relu

Documents inédits réunis par M. E. Quentin

commence par montrer que la commune de Péronne comprend une banlieue. Nombreux sont les articles de la charte qui en font mention, justement à propos du pouvoir de juridiction. Ainsi l’article XXXVI: « Volumus etiam ut in villis infra banleugam suam constitutis, eamdem habeant justitiam quam ibi hactenus habuerunt... ». « D'ailleurs qui dit banlieue, dit territoire de justice. Il faut joindre l’article 86 de la coutume de Péronne qui affranchit des droits seigneuriaux ce qui est situé dans la ville et banlieue et est tenu de l'échevinage. » Cela n’empèche pas qu’il ne puisse y avoir d'autre seigneurieet justice dans l’étendue de la banlieue. Mais « tout ce que peuvent espérer ceux qui prétendent des seigneuries particulières dans cette banlieue, c’est de faire valoir, comme il a été réservé à l’abbé du mont Saint-Quentin, les titres et possessions particulières immémorialles. »

Dans Péronne mème, la compétence territoriale de l’échevinage était limitée par la juridiction du chapitre Saint-Fursy. Celle-ci s’exerçait sur la partie de la ville qui constituait l’emplacement de l’ancien Castrum. Très développée à l’origine, la juridiction du chapitre vit son essor arrêté dès le x1° siècle par la vigilance de l’autorité municipale (1). Cette vigilance se

heurtant au désir d'extension des chanoines fut l’occa-

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