‹ Les institutions musulmanesChapitre 16 sur 27 · I/W CULTE · texte numérisé non relu

I/W CULTE

pBeDB»nt la vo»e^mariii^mè^4(^^uBspar Suez^et: Djiedda^ d?aut0t8 par Poct-Soudao' trt- I^oftèa, ,dîautres enfin pan* Alexandrie et Gaïffa, d'où iiJi& ^pnçtfi^eii|t4a Toie ferrée>en raccordement avec Médine. Les pèfVefr^aSSt 4® rinde, de Tlnsulinde comme ceux, dm Maghreb,, gagnent DJedda sur des navires affrétés par les gonvccndhianls pcotecteurs. Les vièillesr routes dn hajj ne sontrplus c^e. des. souvefdir& htstnritifU!es«

Lee- conditions nonreUes des transport» facilitent ra^pfxiicationf des mesures praphylactiq»es. qui ont été-, prises au xix"^ siècle, par des aceords internationaux^ contrer la propagation des épidémies aprè& le pèten»na^: visites médicales avant et affres», quarantainesse sont peu àpen organisées, sans atteinire une précision suffisante. En effet la réunion dans les lieux; saifitS4 à la Mekke,.à Ârafa^ c^. jMdna, d'uiiiefâuk venuede- tous les points du. monde et en: apportant des gfirm^âdb maladiesvd^autan btplusd&ngere^isesqa eiies sentéirangères, ^t un péril. périodique pour la santé de ThuinaBité : le Hidgaz^a été le fo^er- de plusieurs graves épidémies, ditesde cboléra.Iiesgouvernemienis européens s'effoncent d'assurer le transport et le retour de leurs sujets musulmans;, dans des condi* tio4i8 sanitaires satisftiisantea. À. la.Mekke., deshôtûK leries officielles remplacent les anciens logis fondés par les souverains et entretenus par des habous qui. ont été dilapidés, comme il est naturel. L'Afrique française a, depuis trois ans, une hôtellerie à la Mekke.

Le pèlerinage conserve son importance religieuse. Il est difficile de prévoir s'il jouera le rôle panisiamique qui a hanté quelques cerveaux; son intérêt politique reste, en tout cas, considérable. — Il a du moins perdu une partie de sa valeur économique qui n'a pas été, semble-t-il, exactement appréciée par les historiens. Les facilités des communications ont réduit

rimportance des relatioiM/^Qâimerciales qui jadis se

nouaient exceptionï^elleinent à la Mekke. Mais le

commer^ "S^^àç^* pourtant sa part dans le concours

I inlerthàti^at qui réunit chaque année des musulmans

\ \\ '^^'ioùs les pays.

La Mekke et les régions qui Tentourent n'ont reçu de la nature aucun des dons qui permettent à un peuple de s'assurer une large vie sociale ; elle les a seulement garanties, en quelque mesure, par Taridité de leurs déserts. Elles n'ont été qu'en apparence gouvernées parleurs dynasties cl^érifiennes ; en fait elles ont été dans les mains des califes, ou plutôt pendant la période abbasside, sous celles de leurs protecteurs. Le sultan turc, héritier illégitime du califat, a vu, depuis cent ans, son empire s'effriter pièce à piècQ, et les derniers traités l'ont réduit à fort peu de chose. Il a perdu la possession des lieux saints de l'Islam, que gouverne le chérif de la Mekke, roi du Hidjaz et Prince des Croyants. Protégés par l'Angleterre, entourés sur terre par ses protectorats et sur mer par ses flottes, ne vivant guère que des largesses des fidèles de l'Inde et de Tlnsulinde, n'ayant par euxmêmes aucune force, aucun principe de vie personnelle, les nouveaux Ëtats Pontificaux sont l'un des produits nouveaux, étranges et instables de la grande guerre.

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