‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 118 sur 293 · IDE Y%N M · texte numérisé non relu

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impositions, n’obtiennent pas d'autre droit que celui de mettre à leurs frais des contrôleurs près des receveurs diocésains !, Elles n’oubliaient pas leurs anciennes libertés. Elles les redemandaient à Charles V en 1380 (avril), après la révocation du lieutenant général qui les leur avait enlevées, et le sage roi, tout en gardant sous sa main l’administration des finances, leur concédait de précieux droits de contrôle sur les recettes et les dépenses ?. Mais sa mort prématurée a rompu l’arrangement.

Ensuite peu d’assemblées, et seulement de 1381 à 1393. Aussi longtemps qu’on en réunit, elles accordent et répartis- . sent les subsides, elles rédigent des doléances, mais sans autre initiative, sans autres moyens d'action. Pendant le règne de Charles VI les communes ont conservé, tant bien que mal, leurs libertés individuelles : quant à leurs droits collectifs, elles les perdent aussi vite qu’elles les avaient conquis. Ce n’est pas qu’elles se soient laissé frustrer sans regrets ni sans résistance. Mais elles ne représentaient qu'une portion du royaume, et dans le nord de ce royaume il existait une force constituée depuis longtemps prépondérante, une monarchie habituée au gouvernement absolu. Des circonstances exceptionnelles avaient seules pu l’amener à faire participer les communes de Languedoc à la puissance publique : ces circonstances épuisées, elle a retiré purement et simplement les concessions temporaires qu’elle avait dû consentir.

C'est seulement après un laps de quarante ans, à partir de 1418, que de nouveau les communes se sont vues en mesure d’être exigeantes. Mais alors elles ne pouvaient tirer de labaissement du pouvoir royal le même profit qu’autre-

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