Arch. d'Albi, AA 44: art
2. Bibl. Nat., lat, 9176, fo 26 ; art. 3, 5, 15, 16. Les communautés nommeront, le
roi instituera des contrôleurs près des receveurs de la gabelle, des impositions, des fouages. un autre près du trésorier des guerres, de qui elles pourront voir les comptes. Elles auront un contrôleur des « montres ».
fois ; l’autorité qu’à l’origine elles avaient prise facilement était fixée maintenant dans l’administration royale, aux mains de fonctionnaires jaloux, peu disposés à souffrir l’ingérence de l'assemblée. La royauté, réduite par les Anglais à une condition pire qu’après Poitiers sous Jean le Bon, était pourtant mieux assise dans ses droits et prérogatives, plus forte pour résister aux entreprises des sujets. Enfin la centralisation monarchique avait commencé. Sous Charles VII les États ne se trouvent plus en présence du seul lieutenant général. Entre eux et lui on ne voit plus de ces longs traités, portant sur toutes les parties du gouvernement du pays, tels qu’ils en auraient pu conclure avec un souverain particulier : c’est au souverain du royaume entier qu’ils font l’octroi le plus souvent, à lui que sont renvoyées leurs doléances les plus importantes !. Or il y a des garanties que le lieutenant ne leur refuserait pas, tandis que le roi ne veut ni ne peut les accorder.
Ainsi le droit de contrôle sur les dépenses. En août 1428 les États demandent au comte de Foix, alors lieutenant général, que la somme qu’ils lui octroient soit employée uniquement à la guerre de Languedoc : il s'y engage et consent même « qu'ils depputent aucuns d’entre eulx pour en avoir le gouvernement et administration, afin que chacun saiche comment la choze aura esté governée, et que ceulx qui pour la finance auront à besonher haïent recours à
eulx? ». Le comte ne paraît pas avoir tenu toutes ces pro-
messes. Mais le roi, pour obtenir de l'argent, n’avait même pas besoin de les faire; il n'avait aucune raison de se mon-
trer si accommodant. Tandis que ses lieutenants n’avaient
d'autre contrée à défendre que celle qu’ils gouvernaient, il devait pourvoir à la défense du royaume : il a fait servir les subsides du pays à ses affaires, en général, et les requêtes